Dix-sept familles d’enfants scolarisés dans les 9e, 11e et 15e arrondissements de Paris ont déposé plainte contre plusieurs élus et cadres municipaux, actuels ou anciens. Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire et Patrick Bloche sont notamment visés pour « mise en danger délibérée de la vie d’autrui », « non-dénonciation d’agression ou d’atteinte à des mineurs » et « non-assistance à personne en danger ».
Soutenues par le collectif #MeTooÉcole, les familles ne ciblent plus seulement les animateurs soupçonnés de violences physiques ou sexuelles. Leurs avocats affirment vouloir interroger la responsabilité de l’ensemble du système périscolaire et déterminer si des signalements ont été négligés par la municipalité. Les responsables mis en cause bénéficient de la présomption d’innocence.
Plus de 200 enquêtes pénales en cours
Selon les chiffres communiqués par le parquet de Paris le 31 août, 203 enquêtes concernant des écoles, des crèches et des activités périscolaires sont actuellement ouvertes. Parmi elles, 143 portent sur des écoles maternelles, 36 sur des écoles élémentaires et 24 sur des crèches. Plusieurs procédures peuvent toutefois concerner un même établissement.
Emmanuel Grégoire a annoncé en avril un plan de 20 millions d’euros destiné à lutter contre les violences sexuelles dans le périscolaire, mais les familles réclament également des réponses sur les faits antérieurs. Anne Hidalgo et Patrick Bloche doivent être auditionnés par une commission d’enquête du Sénat le 15 septembre, avant Emmanuel Grégoire le lendemain. Ces auditions devront notamment éclaircir le traitement des alertes et les procédures de contrôle appliquées aux personnels.

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