La propriété de Patrick Bruel à L’Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, a été visée par plusieurs départs de feu criminels. Les faits remontent au 27 juillet dernier, mais n’ont été rendus publics que près de deux mois plus tard. Les différents foyers ont été constatés en bordure du Prieuré de Margoye, le domaine appartenant au chanteur de 67 ans.
Les constatations effectuées sur place ont rapidement orienté les investigations vers un acte volontaire. Une source judiciaire a confirmé le caractère criminel des incendies : « C’est criminel. » Selon les éléments recueillis dans le cadre de l’enquête, la propriété de Patrick Bruel aurait bien été directement ciblée.
Plusieurs foyers allumés autour du domaine
Les départs de feu ont été découverts à proximité immédiate du domaine. Un important dispositif de sapeurs-pompiers a été déployé afin d’empêcher les flammes de gagner la végétation entourant la propriété.
L’habitation de Patrick Bruel n’a pas été touchée par les flammes. Des traces de l’incendie resteraient cependant visibles autour du domaine. La rapidité de l’intervention des secours a permis d’éviter une propagation qui aurait pu prendre une ampleur beaucoup plus importante en plein été.
Une enquête a été confiée à la gendarmerie afin d’identifier l’auteur ou les auteurs des incendies et de déterminer leurs motivations. À ce stade, aucune interpellation n’a été annoncée publiquement.
Aucun lien établi avec les accusations visant Patrick Bruel
Ces faits se produisent alors que Patrick Bruel traverse depuis plusieurs mois une importante affaire judiciaire. Une trentaine de femmes ont mis en cause le chanteur pour des faits présumés de violences sexuelles, comprenant notamment des accusations de viol, de tentative de viol, d’agression sexuelle et de harcèlement sexuel.
Début septembre, le nombre de plaintes connues atteignait 32. Patrick Bruel a été mis en examen dans quatre dossiers le 10 juin, après 48 heures de garde à vue. Ces mises en examen concernent un viol présumé à Neuilly-sur-Seine en 2008, une tentative de viol présumée à Bruxelles en 2010, des faits présumés d’agression sexuelle et de harcèlement sexuel à Perpignan en 2019 et des faits présumés de harcèlement sexuel à Ajaccio la même année.
Dans quatre autres dossiers, le chanteur a été placé sous le statut de témoin assisté. L’un d’eux concerne précisément une accusation de viol qui aurait eu lieu en 2015 à L’Isle-sur-la-Sorgue, dans la propriété aujourd’hui visée par les incendies. Cette accusation avait notamment été détaillée dans un témoignage concernant des faits présumés survenus au domaine du chanteur.
Aucun élément connu de l’enquête sur les incendies ne permet toutefois d’établir un lien entre les départs de feu du 27 juillet et les procédures judiciaires visant Patrick Bruel. Les motivations de l’auteur ou des auteurs restent inconnues.
Patrick Bruel conteste les accusations
Patrick Bruel conteste l’ensemble des accusations portées contre lui et bénéficie de la présomption d’innocence. Face à la multiplication des témoignages et des plaintes, le chanteur avait affirmé : « Jamais je n’ai forcé une femme. » La procédure se poursuit à Nanterre. Son contrôle judiciaire, qui lui interdisait initialement de quitter la France, a depuis été assoupli. Le 16 septembre, la cour d’appel de Versailles a confirmé qu’il pouvait conserver son passeport et voyager à l’étranger, malgré l’appel du parquet. Patrick Bruel reste cependant placé sous contrôle judiciaire.
Une enquête distincte sur les incendies
Le dossier des départs de feu suit pour sa part son propre cours. Les gendarmes doivent notamment déterminer comment les différents foyers ont été déclenchés, combien de personnes ont participé aux faits et pour quelle raison la propriété du chanteur aurait été prise pour cible. Pour l’heure, aucune revendication ni aucun mobile n’ont été rendus publics. La propriété de Patrick Bruel n’a pas subi de dégâts majeurs, mais le caractère volontaire des différents départs de feu est désormais établi.

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