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VIDÉO – «Vous dites que je souffle sur les braises? Moi, je n’asperge pas mes professeurs d’essence!» L’énorme clash sur LCI entre Louise (UNI) et Elwan, le lycéen pro-Mélenchon

VIDÉO - «Vous dites que je souffle sur les braises? Moi, je n’asperge pas mes professeurs d’essence!» L’énorme clash entre Louise, de l’UNI Bordeaux, et Elwan, le lycéen pro-Mélenchon
VIDÉO - «Vous dites que je souffle sur les braises? Moi, je n’asperge pas mes professeurs d’essence!» L’énorme clash entre Louise, de l’UNI Bordeaux, et Elwan, le lycéen pro-Mélenchon

Mercredi soir, sur LCI, le face-à-face entre Louise, responsable de la section bordelaise de l’UNI, et Elwan, le lycéen devenu célèbre pour son soutien à Jean-Luc Mélenchon, a donné lieu à une violente confrontation verbale. Invitée de La Grande Confrontation, dans l’émission de David Pujadas, la jeune étudiante a dénoncé les blocages des établissements scolaires, les violences commises pendant les manifestations et le comportement de certains militants. Face à Elwan, elle a défendu les lycéens qui souhaitent continuer à étudier et accusé les meneurs de la contestation de sacrifier leur scolarité. Avant de lancer au jeune militant : «Vous êtes les idiots utiles de ce mouvement!»

«Moi, je n’asperge pas mes professeurs d’essence!»

Dès le début de son intervention, Louise a répondu aux reproches formulés à son encontre, notamment sur son attitude et sa supposée agressivité. «Je suis loin d’être agressive, croyez-moi. Vous dites que je souffle un peu sur les braises. En attendant, moi, je n’asperge pas mes professeurs d’essence.»

La responsable de l’UNI faisait référence aux violences qui ont accompagné les blocages lycéens, notamment à La Ciotat, où un proviseur a été aspergé d’essence et frappé. Le 2 octobre, le ministère de l’Éducation nationale recensait 564 établissements perturbés et 65 membres du personnel blessés depuis le début du mouvement, dont 40 proviseurs.

Louise a ensuite accusé son interlocuteur de chercher à excuser certains comportements violents en invoquant la situation personnelle de leurs auteurs. «Vous déresponsabilisez ceux qui le font en disant : “Mais on ne sait pas ce qui s’est passé, qu’est-ce qu’ils ont vécu ?” Rien ne justifie d’asperger son prof d’essence. C’est clair et net.»

«Vous êtes une minorité extrêmement bruyante!»

L’étudiante a poursuivi en contestant la représentativité des lycéens mobilisés. Selon elle, les militants favorables aux blocages imposent leurs décisions à une majorité silencieuse qui souhaiterait pouvoir assister normalement aux cours : «Vous me traitez d’égoïste. Mais en fait, vous êtes une minorité extrêmement bruyante. Il y a beaucoup plus de lycéens qui ont simplement envie d’étudier et qui n’ont pas envie d’être bloqués, qui pourtant portent vos revendications.»

Louise a également dénoncé les méthodes employées pour empêcher l’accès aux établissements scolaires. «Vous vous sentez tellement puissants que vous oubliez même que bloquer des établissements scolaires entiers, c’est illégal. Vous êtes dans l’illégalité la plus totale.» Une affirmation catégorique, alors que la légalité d’un blocage dépend notamment de ses modalités, de l’entrave à l’accès aux cours et des actes commis.

Elle a ensuite défendu une conception de l’école fondée sur le travail et la réussite individuelle : «Nous, on défend ceux qui veulent aller travailler, ceux qui croient encore au goût de l’effort, au goût du mérite, au goût de l’excellence, que vous leur arrachez.»

Louise retourne contre Elwan son discours sur les banlieues

Autre passage remarqué de cette confrontation : la question des cours à distance, parfois présentés comme une solution pour les élèves empêchés d’accéder à leur lycée. Louise a reproché à Elwan de défendre les jeunes des quartiers populaires tout en soutenant des méthodes qui risquent, selon elle, de pénaliser les élèves les plus défavorisés : «Vous qui vous faites encore le porte-parole de la banlieue, comment est-ce qu’ils font en banlieue pour suivre leurs cours en distanciel quand ils ont des tout petits appartements, qu’il y a tous les petits frères, les petites sœurs qui font le chahut à côté et qu’ils n’ont pas d’ordinateur ?»

Elle a poursuivi en mettant directement en cause les convictions politiques défendues par son interlocuteur : «La gauche humaniste, la gauche qui prône l’égalité, c’est faux. Et vous l’incarnez parfaitement.»

Cette critique vise notamment le décalage qu’elle dénonce entre les discours en faveur de l’égalité des chances et les conséquences pratiques des blocages sur les élèves dont les familles ne disposent pas de conditions favorables au travail scolaire à domicile.

«Votre petit costume, vos petites phrases toutes bien préparées…»

Louise s’en est ensuite prise personnellement à Elwan, dont la notoriété a considérablement augmenté depuis la diffusion de ses premières interventions dans les manifestations lycéennes.

Le jeune homme a notamment été filmé, mardi 6 octobre, en train d’embrasser Jean-Luc Mélenchon, avant d’affirmer que le dirigeant insoumis était celui qui allait sauver la France.

Sur LCI, Louise lui a reproché son attitude, son sourire et sa manière de s’exprimer pendant le débat : «Avec votre petit costume, vos petites phrases toutes bien préparées, vous avez une éloquence dingue. Et je pense qu’il y en a beaucoup qui sont très fiers de vous. Je les comprends, mais vous avez un sourire tellement narquois. C’est dingue d’être comme ça.»

Face aux interruptions, elle a insisté pour poursuivre son raisonnement : «Il y a des milliers de lycéens qui ne veulent pas que leur lieu d’étude soit bloqué. Et vous, vous les regardez avec un grand sourire et vous leur dites : “Bah, c’est pas grave, c’est en soutien à…”»

«Vous êtes les idiots utiles de ce mouvement!»

Le passage le plus offensif de son intervention est arrivé lorsqu’elle a accusé Elwan et les autres figures médiatiques de la mobilisation de détourner l’attention des revendications initiales : «Laissez ceux qui sont vraiment dans le besoin de manifester, manifester. Laissez-leur la parole. Vous êtes en train de tout récupérer.» Louise a ensuite prévenu qu’elle allait durcir son propos : «Excusez-moi de vous le dire, et là je vais paraître peut-être un peu agressive, mais il y en a fort besoin : vous êtes les idiots utiles de ce mouvement.»

Une attaque contre le jeune militant, à qui elle reproche de servir, selon elle, les intérêts d’autres acteurs politiques, tout en contribuant à discréditer la contestation lycéenne : «Personne ne parle plus de vos revendications. Tout le monde parle du chaos que vous êtes en train de mettre partout dans la rue. C’est aussi simple que ça. Vous êtes utilisés, vous êtes instrumentalisés, et ne venez pas me dire le contraire.»

«Les lycéens qui avaient de vraies revendications ne sont plus entendus, par votre faute»

Pour conclure, Louise a insisté sur les conséquences des violences et des blocages sur l’image du mouvement. Alors que les incidents se multiplient autour des établissements scolaires, elle considère que les élèves porteurs de revendications légitimes ont perdu la possibilité de se faire entendre : «En tout cas, moi, je suis sincèrement désolée pour les lycéens qui avaient de vraies revendications dans les banlieues, parce qu’aujourd’hui, ils ne sont plus du tout entendus, par votre faute.»

Cette nouvelle confrontation télévisée intervient après un premier échange très tendu sur LCI entre Louise et un autre lycéen, qui s’était plaint de son emploi du temps devant la responsable de l’UNI. La veille encore, Elwan avait suscité une autre polémique après une remarque adressée à une femme noire, qui lui avait répliqué : «Parce que je suis noire ?»

En quelques jours, Louise et Elwan sont devenus deux visages opposés du débat sur la mobilisation lycéenne. L’une défend la liberté d’étudier, l’autorité et le mérite ; l’autre soutient une contestation politique et sociale qui dépasse désormais les établissements scolaires. Mercredi soir, devant les caméras de LCI, Louise a fait de son opposition aux blocages une charge particulièrement sévère contre le lycéen pro-Mélenchon.

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