Nous avons pu consulter en exclusivité plusieurs documents du dossier judiciaire concernant Greg Guillotin et son ancienne compagne. Après avoir révélé, dans les deux premiers volets de notre enquête, les insultes et les propos humiliants attribués à l’humoriste, nous dévoilons une autre phrase figurant dans les échanges versés au dossier. Greg Guillotin y reconnaît le caractère violent de son comportement, tout en reprochant à sa compagne de le provoquer. Des propos à rapprocher des excuses publiques qu’il a présentées après la plainte déposée contre lui pour violences conjugales et harcèlement.
Cette troisième partie s’intéresse à la manière dont Greg Guillotin évoquait lui-même ses violences dans ses échanges privés, avant que l’affaire ne devienne publique. Une phrase retient notamment l’attention, en raison de la responsabilité qu’il semble faire porter à sa compagne dans son propre comportement.
« Je devrais pas être violent, mais tu devrais pas provoquer »
Parmi les propos figurant dans les documents que nous avons pu consulter, Greg Guillotin adresse cette phrase à son ancienne compagne : « Je devrais pas être violent, mais tu devrais pas provoquer. »
Ces quelques mots présentent une particularité : l’humoriste évoque explicitement son propre comportement violent, avant de reprocher immédiatement à sa compagne de le provoquer.
La première partie de sa phrase, « Je devrais pas être violent », reconnaît le caractère inapproprié de son comportement. La seconde, « Mais tu devrais pas provoquer », met en cause l’attitude de son interlocutrice.
Ce passage figure dans les échanges examinés dans le cadre du dossier judiciaire. Il fait écho aux autres messages présentés dans les deux premiers volets de notre enquête, consacrés aux insultes adressées à son ancienne compagne et aux exigences qu’il lui imposait au quotidien.
« Elle les a subies » : des excuses publiques très différentes
Ces propos privés peuvent être rapprochés des déclarations publiques faites par Greg Guillotin après les premières révélations concernant les accusations de violences conjugales dont il fait l’objet.
Le 5 septembre, l’humoriste a publiquement reconnu avoir exercé des violences physiques et psychologiques sur son ancienne compagne.
Dans son communiqué, il déclarait notamment : « Elle les a subies. Je ne vais ni les nier, ni chercher à les justifier. J’ai honte. »
Il reconnaissait également avoir été violent à plusieurs reprises au cours de sa relation. Ses excuses publiques présentaient ainsi ses actes comme relevant de sa propre responsabilité, sans invoquer le comportement de son ancienne compagne pour les justifier.
La formulation retrouvée dans les échanges privés est différente. Greg Guillotin y associe directement son comportement violent à ce qu’il présente comme des provocations de sa compagne, comme s’il cherchait à justifier ses violences. Une attitude très loin de son mea culpa public…
Une phrase qui figure dans le dossier judiciaire
Cette déclaration prend une dimension supplémentaire au regard de la procédure engagée contre Greg Guillotin.
Le 28 septembre, l’humoriste a été placé en garde à vue dans le cadre de l’enquête ouverte après la plainte de son ancienne compagne. Présenté à la justice le lendemain, il doit comparaître devant le tribunal correctionnel d’Évry le 27 novembre 2026.
Il devra répondre de faits de violences habituelles sur conjoint, qui auraient été commis entre le 9 septembre 2020 et le 6 avril 2026 et auraient entraîné une incapacité totale de travail de 30 jours.
Retrouvez ici l’épisode 1 de nos révélations sur Greg Guillotin
Retrouvez ici l’épisode 2 de nos révélations sur Greg Guillotin

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