Le dernier débat de la primaire sociale-démocrate a confirmé que les cinq candidats souhaitent revenir sur la réforme actuelle des retraites, mais avec des solutions sensiblement différentes. Âge légal, pénibilité, durée de cotisation et capitalisation : plusieurs lignes se dessinent désormais clairement.
Olivier Faure défend l’abrogation de la réforme Borne et un retour de l’âge légal à 62 ans. Il souhaite notamment faire contribuer les gains de productivité liés à l’intelligence artificielle au financement de la protection sociale à travers son projet de « dividende IA ». Emmanuel Maurel défend lui aussi le retour aux 62 ans.
Guedj refuse un âge identique pour tous
Raphaël Glucksmann retient également 62 ans comme âge légal et exclut un retour général à 60 ans. Il souhaite renforcer la prise en compte de la pénibilité et maintient son attachement au système par répartition. Jérôme Guedj adopte une approche différente : il veut que les conditions de départ soient davantage négociées selon les branches et les métiers, afin de tenir compte des différences de pénibilité.
Guedj ne ferme pas totalement la porte à une capitalisation collective complémentaire, mais refuse qu’elle remplace le système par répartition. Ségolène Royal insiste davantage sur la nécessité de rétablir une plus grande justice fiscale avant de demander de nouveaux efforts aux retraités.

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