La « grande coalition » imaginée par Gabriel Attal se heurte déjà à deux refus. Le candidat Renaissance avait proposé de construire un rassemblement allant des électeurs de Raphaël Glucksmann jusqu’à ceux de la droite républicaine. Dimanche, les deux extrémités de cet espace politique ont fermé la porte.
Dans le camp de Raphaël Glucksmann, les réactions sont particulièrement nettes. Yannick Jadot répond « même pas en rêve », tandis que plusieurs responsables socialistes et soutiens du candidat de Place publique insistent sur leur volonté de rompre avec le bilan des gouvernements macronistes. Boris Vallaud qualifie notamment l’initiative de « coup de communication ».
Retailleau : « Ce sera sans nous »
Bruno Retailleau oppose lui aussi une fin de non-recevoir. Le candidat LR présente la proposition de Gabriel Attal comme un « macronisme saison 3 » et affirme : « Ce sera sans nous. » Il entend maintenir une candidature autonome de la droite et refuse pour l’instant de rejoindre un rassemblement organisé autour du bloc central.
La proposition d’Attal n’a donc, à ce stade, débouché sur aucun accord avec Place publique ou Les Républicains. Le candidat Renaissance continue néanmoins de défendre l’idée qu’un mécanisme de rassemblement et de départage sera nécessaire pour éviter une multiplication des candidatures entre la gauche sociale-démocrate et la droite.

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