Élu en mai 2027 mais installé seulement en septembre de la même année? Édouard Philippe défend une profonde modification du calendrier présidentiel. Une proposition qui a immédiatement fait réagir le Rassemblement national, plusieurs de ses députés accusant le candidat Horizons de réclamer plusieurs mois pour « se reposer ». Une présentation que l’ancien Premier ministre conteste.
La polémique est partie d’un entretien accordé au podcast de l’entrepreneure Pauline Laigneau. Édouard Philippe y explique qu’il « adorerait » un système dans lequel le président serait élu au printemps mais ne prendrait ses fonctions qu’en septembre. Il évoque notamment la possibilité de « se reposer » et de « décompresser » après une campagne éprouvante.
Le RN s’est aussitôt engouffré dans la brèche. Jean-Philippe Tanguy a accusé celui qui demande régulièrement davantage de travail aux Français de vouloir lui-même plusieurs mois de vacances. Thomas Ménagé a également ironisé sur un candidat qui souhaiterait, selon lui, « un cocktail et un transat » pendant l’été.
Philippe veut surtout préparer les « cent premiers jours »
Mais les propos complets d’Édouard Philippe vont plus loin que la seule question du repos. Le maire du Havre explique vouloir utiliser cette période de transition pour préparer son gouvernement, consulter les partenaires sociaux, échanger avec des dirigeants étrangers et bâtir précisément les premières mesures du quinquennat. Il considère les « cent premiers jours » comme déterminants politiquement.
Son idée s’inspire en partie des périodes de transition existant dans d’autres régimes présidentiels, notamment aux États-Unis. En France, le successeur d’un président prend aujourd’hui ses fonctions quelques jours seulement après l’élection. Édouard Philippe propose donc une véritable réforme institutionnelle, dont ses adversaires ont surtout retenu les mots « se reposer » et « décompresser ».

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