Invité ce vendredi sur franceinfo, Manuel Bompard a défendu la candidature de Jean-Luc Mélenchon comme la plus crédible pour porter l’écologie à la présidentielle. Le coordinateur de La France insoumise estime que les convergences avec les Écologistes sont déjà très fortes et invite implicitement Marine Tondelier à « tirer les conséquences » de son propre appel à l’unité.
« Je pense qu’aujourd’hui le programme qui est le plus réfléchi, le plus construit et qui résonne le plus avec les mobilisations écologiques, c’est celui de Jean-Luc Mélenchon », a affirmé Manuel Bompard. Il souligne que les députés insoumis et écologistes votent, selon lui, de la même manière dans environ 90 % des cas à l’Assemblée nationale.
Pour le dirigeant de LFI, cette proximité devrait naturellement conduire à faire campagne ensemble. « Jean-Luc Mélenchon peut être le prochain président écologiste de ce pays », estime-t-il. Il assure toutefois ne demander officiellement à Marine Tondelier ni de retirer sa candidature ni de se rallier.
« À elle d’en tirer les conséquences »
Interrogé sur la lettre envoyée cet été par Marine Tondelier pour alerter sur le risque d’une défaite de la gauche si les candidatures se multiplient, Manuel Bompard lui retourne l’argument. « À elle d’en tirer les conséquences », répond-il, estimant que « tout le monde sait aujourd’hui qu’il n’y aura pas une seule candidature à gauche ».
Il rejette ainsi l’idée selon laquelle une candidature unique serait indispensable pour gagner l’Élysée. « Quand la gauche a gagné les élections présidentielles en France, il n’y avait pas une candidature unique », rappelle-t-il, affirmant que l’enjeu principal reste le nombre d’électeurs capables de se mobiliser derrière Jean-Luc Mélenchon.
Manuel Bompard se montre également peu convaincu par la primaire organisée dans l’espace social-démocrate autour notamment d’Olivier Faure et Raphaël Glucksmann. Il considère que ses participants ont vocation à présenter leur propre candidat et non à rejoindre ensuite la campagne insoumise.
Cette sortie intervient alors que Marine Tondelier poursuit elle-même sa campagne présidentielle. Ce vendredi, la candidate écologiste a notamment proposé de créer une loi visant à sanctionner les « mensonges factuels et délibérés » en politique, pouvant aller jusqu’à l’inéligibilité. Une nouvelle initiative qui confirme sa volonté de mener sa propre campagne, malgré ses appels répétés au rassemblement de la gauche.
