Bruno Retailleau passe à l’offensive contre ses concurrents à la présidentielle de 2027. Lors d’une conférence de presse organisée ce lundi 12 octobre au siège des Républicains, le président de LR a présenté un programme prévoyant 197 milliards d’euros d’économies cumulées d’ici 2032. Mais au-delà des annonces budgétaires, l’ancien ministre de l’Intérieur a surtout multiplié les attaques contre Édouard Philippe, Gabriel Attal et Marine Le Pen, contestant leur crédibilité pour redresser les finances publiques.
« Après dix ans d’En Marche, plus rien ne marche ! », a lancé Bruno Retailleau, visant directement les anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron. Le candidat LR estime qu’Édouard Philippe et Gabriel Attal ne peuvent prétendre incarner le redressement financier de la France après avoir participé à la conduite des politiques économiques de ces dernières années. « Ceux qui ont allumé la mèche ne peuvent pas prétendre l’éteindre », a-t-il également affirmé, cherchant à établir une responsabilité politique de ses concurrents dans l’aggravation de la dette publique.
400 000 fonctionnaires non remplacés et 197 milliards d’économies
Sur le fond, Bruno Retailleau propose un programme de réduction des dépenses publiques particulièrement ambitieux. Il souhaite notamment ne pas remplacer 400 000 fonctionnaires partant à la retraite d’ici 2032, diminuer certaines dépenses sociales et demander un effort de dix milliards d’euros aux collectivités territoriales. Ces mesures doivent, selon les calculs de son équipe, permettre de dégager 197 milliards d’euros d’économies cumulées sur la période.
Le président des Républicains entend ainsi se distinguer des propositions présentées par le gouvernement de Sébastien Lecornu, qu’il juge insuffisantes pour rétablir durablement les comptes publics. Son programme repose sur une transformation du fonctionnement de l’État et sur une réduction des dépenses plutôt que sur de nouvelles augmentations d’impôts. Les économies annoncées demeurent toutefois des objectifs de campagne dont la réalisation dépendrait des réformes effectivement mises en œuvre.
Marine Le Pen n’a pas été épargnée. Bruno Retailleau a contesté la crédibilité du contre-budget du Rassemblement national, qui revendique environ 142 milliards d’euros d’économies. « Ça ne tient pas debout. Où sont les économies ? », a-t-il lancé, accusant implicitement le RN de présenter des objectifs financiers insuffisamment étayés.

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