La France insoumise prépare sa prochaine offensive parlementaire. Mathilde Panot a présenté les douze propositions de loi et de résolution que son groupe souhaite défendre lors de sa journée d’initiative parlementaire du 29 octobre. Augmentation du Smic à 1 700 euros nets, retour de l’indexation des salaires sur l’inflation, titularisation des accompagnants d’élèves en situation de handicap ou encore interdiction de certains pesticides : les Insoumis entendent placer les questions économiques, sociales et environnementales au cœur des débats.
La principale mesure concerne le pouvoir d’achat. LFI souhaite porter le Smic à 1 700 euros nets mensuels et rétablir un mécanisme d’indexation des salaires sur l’inflation. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon considère que les rémunérations doivent évoluer automatiquement avec les prix afin de protéger les salariés contre la perte de pouvoir d’achat. Ces propositions s’inscrivent dans la ligne économique défendue par les Insoumis, qui privilégient une augmentation des revenus du travail plutôt que les dispositifs d’aides ciblées.
Éducation, environnement et souveraineté économique
Autre mesure importante : la titularisation des accompagnants d’élèves en situation de handicap, les AESH. LFI souhaite améliorer leur statut professionnel et leur reconnaissance au sein de l’Éducation nationale. Cette proposition intervient alors que les conditions de travail et les moyens accordés aux établissements scolaires sont devenus des sujets centraux depuis le début de la mobilisation lycéenne.
Le groupe insoumis prévoit également de défendre l’interdiction de certains pesticides, le renforcement du contrôle des investissements étrangers et un moratoire de dix ans sur le projet de canal Seine-Nord Europe. Ces textes traduisent des priorités différentes, allant de la protection de l’environnement à la souveraineté économique, en passant par les choix d’aménagement du territoire.
LFI entend par ailleurs supprimer certaines amendes forfaitaires délictuelles et proposer un parcours de soins intégralement pris en charge par la Sécurité sociale pour les victimes de violences sexuelles. Cette dernière mesure vise à améliorer l’accompagnement médical et psychologique des victimes, dans le prolongement des débats parlementaires consacrés aux violences sexistes et sexuelles.

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