Avec 22 % de cote d’avenir et une progression de trois points, Robert Ménard signe la plus forte hausse du baromètre politique Verian pour Le Figaro Magazine, à égalité avec Sarah Knafo. Fort de son large succès municipal à Béziers, il affirme son poids dans le débat national.
Robert Ménard s’invite parmi les premiers noms du classement. Dans la vague d’octobre 2026 du baromètre Verian pour Le Figaro Magazine, 22 % des personnes interrogées souhaitent lui voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir. En gagnant trois points par rapport à la précédente mesure, il atteint la septième place ex æquo avec Gabriel Attal. Pour le maire de Béziers, le résultat constitue un signal politique favorable : son audience dépasse largement le cadre de sa ville et lui permet de rivaliser, sur cet indicateur, avec plusieurs figures habituées aux premières places du débat national.
Le contraste des trajectoires mérite attention. Quand Ménard progresse de trois points, Attal en perd cinq, Gérald Darmanin quatre et Édouard Philippe trois. Le maire de Béziers devance, dans cette photographie, Raphaël Glucksmann et Sarah Knafo, tous deux à 20 %, ainsi que Darmanin, à 19 %. Il se situe à un point d’Éric Ciotti et à deux points de Bruno Retailleau. Les écarts restent modestes et soumis à l’incertitude des sondages, mais la place occupée est éloquente : Ménard figure bien dans le premier groupe des personnalités auxquelles une partie des Français souhaite voir jouer un rôle important.
À Béziers, un ancrage confirmé dans les urnes
Cette visibilité nationale s’accompagne d’un soutien local solidement établi. Le 15 mars 2026, sa liste « Choisir Béziers » a remporté les élections municipales dès le premier tour avec 65,60 % des suffrages exprimés, soit 17 590 voix et 46 sièges sur 53 au conseil municipal. Son premier concurrent, Thierry Mathieu, a obtenu 15,24 %, tandis que la liste RN de Julien Gabarron recueillait 8,97 %. Près de deux suffrages exprimés sur trois : le résultat témoigne de la force de son implantation et d’une capacité à mobiliser autour de son nom, y compris face à une candidature concurrente du Rassemblement national.
Le détail du baromètre apporte un autre élément favorable. Sa cote d’avenir atteint 45 % chez les personnes se situant à l’extrême droite, en hausse de cinq points, et 26 % chez celles se plaçant à droite, en progression d’un point. Au centre, il gagne également trois points, à 15 %. Ces catégories correspondent au positionnement déclaré des répondants, et non à leur adhésion à un parti. La lecture politique qui s’en dégage est celle d’un soutien fortement ancré à droite, accompagné, dans cette vague, d’une ouverture supplémentaire au centre.
La polémique du mariage en toile de fond
Cette progression intervient alors que le refus de célébrer, en juillet 2023, le mariage d’une Française avec un ressortissant algérien sous obligation de quitter le territoire reste au cœur de son actualité. Ménard défend une position de fermeté : selon lui, l’État place les maires dans une situation contradictoire lorsqu’il leur demande de célébrer le mariage d’une personne qu’il entend éloigner. À l’audience du 30 septembre à Montpellier, Bruno Retailleau et David Lisnard sont venus le soutenir. Le parquet a cependant rappelé l’obligation de respecter la liberté du mariage et requis 7 500 euros d’amende, sans demander d’inéligibilité. Le jugement est attendu le 1er décembre.
Cette septième place offre à Robert Ménard un nouvel argument pour faire entendre sa voix au niveau national. À son large succès biterrois s’ajoute désormais l’une des progressions les plus favorables de ce baromètre.

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