POLITIQUE

Raphaël Glucksmann charge le RN : « Le parti de la soumission à Poutine »

Raphaël Glucksmann charge le RN : « Le parti de la soumission à Poutine »
Raphaël Glucksmann charge le RN : « Le parti de la soumission à Poutine »

Raphaël Glucksmann durcit le ton à l’approche de la présidentielle. En déplacement à la foire de Châlons-sur-Saône, le candidat a violemment attaqué le Rassemblement national, accusant le parti de Marine Le Pen d’être incompatible avec une véritable politique de souveraineté française. « Le RN est le parti de la soumission à Vladimir Poutine », a-t-il lancé, dénonçant un mouvement qui se revendique nationaliste mais qui, selon lui, agirait dans l’intérêt de puissances étrangères.

L’eurodéputé a élargi ses critiques aux relations que le RN entretient ou cherche à entretenir avec plusieurs grandes puissances. Il accuse ainsi le parti de défendre, selon les sujets, les intérêts de la Russie de Vladimir Poutine, des États-Unis de Donald Trump ou encore du Parti communiste chinois. Pour Glucksmann, cette ligne constitue une contradiction majeure avec le discours souverainiste revendiqué par le mouvement de Marine Le Pen.

L’Ukraine au cœur de la bataille présidentielle

Le candidat a surtout fait de la guerre en Ukraine un enjeu directement lié à la sécurité française. Selon lui, le soutien apporté à Kiev ne relève pas uniquement d’un devoir de solidarité avec le peuple ukrainien, mais répond avant tout à un impératif stratégique pour les Européens. « Nous sommes les cibles de la dictature de Vladimir Poutine », a-t-il affirmé, en évoquant notamment les récentes affaires liées aux opérations hybrides attribuées à la Russie en Europe.

Glucksmann met en garde contre les conséquences d’un arrêt du soutien occidental à l’Ukraine. Selon son scénario, une victoire russe ou un affaiblissement durable de Kiev pourrait déplacer la menace vers les pays baltes ou la Pologne, avec des conséquences beaucoup plus lourdes pour les Européens. Il accuse ainsi ceux qui souhaitent réduire l’aide à l’Ukraine de prendre le risque de « sacrifier la sécurité des Françaises et Français ».

À travers cette offensive, Raphaël Glucksmann cherche aussi à installer un clivage très net pour la présidentielle : celui d’une Europe capable de se défendre face aux grandes puissances contre une France qu’il estime trop dépendante de Washington, Moscou ou Pékin. Une stratégie qui lui permet de placer la question ukrainienne au centre de sa campagne et de cibler directement le RN, alors que les positions sur la Russie et la défense européenne pourraient devenir l’un des thèmes sensibles de la prochaine présidentielle.

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