En déplacement à Lille à l’occasion de la traditionnelle braderie, Gabriel Attal a multiplié les échanges avec les habitants du Nord avant de poursuivre sa tournée à Toulouse puis à Rouen. Entouré notamment de Violette Spillebout, d’Abdoulaye Kanté et de Prisca Thevenot, le candidat a présenté cette séquence comme un moment privilégié de contact avec les Français, tout en estimant que la prochaine élection constitue « l’élection la plus importante depuis le début de la Ve République ».
Interrogé sur les dernières prises de position de plusieurs responsables du Rassemblement national, Gabriel Attal a dénoncé « la soumission et l’impréparation » du parti. Il a notamment ciblé Louis Aliot, qui a déclaré qu’une victoire du RN entraînerait l’arrêt de l’aide française à l’Ukraine. Pour Attal, une telle décision pourrait conduire à « la victoire de la Russie », alors que la France doit conserver une politique étrangère indépendante.
Attal s’en prend également à l’accord signé avec Nigel Farage
Le candidat a également critiqué le mémorandum signé par Jordan Bardella avec le parlementaire britannique Nigel Farage sur l’immigration. Selon Gabriel Attal, cet accord constituerait une « soumission totale de la France », le président du RN s’engageant, selon lui, à ce que la France accueille les migrants se dirigeant vers le Royaume-Uni. « La France a vocation à rester indépendante, non alignée », a-t-il déclaré à Lille.
Gabriel Attal a enfin opposé sa ligne politique à celle du RN, affirmant que les deux camps représentent « deux mondes, deux visions diamétralement opposées ». Cette nouvelle offensive intervient alors que le candidat multiplie les déplacements dans le cadre de sa campagne et cherche à se positionner face au RN et aux autres prétendants à l’élection présidentielle.

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