Après l’« acte III » de la mobilisation lycéenne, le gouvernement tente d’organiser le dialogue directement dans les établissements. Sébastien Lecornu a annoncé la mise en place d’une demi-journée consacrée à la « démocratie lycéenne » dans chaque lycée. Mais quelques heures seulement après l’annonce, les représentants des chefs d’établissement dénoncent un dispositif difficile à organiser dans des délais aussi courts.
Le ministère de l’Éducation nationale précise que ces temps d’échange doivent pouvoir commencer dès ce mercredi 7 octobre. Chaque proviseur disposera d’une marge de manœuvre pour déterminer les modalités adaptées à la situation de son établissement. Contrairement à certaines informations ayant circulé, il ne s’agit donc pas de fermer les lycées jusqu’à lundi : les autres cours doivent être maintenus.
Les chefs d’établissement dénoncent une annonce précipitée
La réaction du SNPDEN-UNSA est particulièrement sévère. Sa secrétaire générale adjointe, Christelle Kauffmann, évoque une « cacophonie complète » et prévient que tous les établissements ne seront matériellement pas capables d’organiser cette demi-journée dès mercredi ou jeudi. ID-FO juge pour sa part la demande « assez hors sol », soulignant l’épuisement des équipes après plusieurs jours de crise.
Le gouvernement veut parallèlement prolonger la consultation au niveau national. Les lycéens pourront s’exprimer jusqu’au 23 octobre sur la plateforme Agora afin de faire remonter leurs difficultés, attentes et propositions. Les résultats doivent ensuite alimenter la réponse de l’exécutif à la crise.

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