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Mort de Daniel Balavoine: sa sœur affirme qu’il n’osait pas refuser de monter dans l’hélicoptère par peur de passer pour «une mauviette»

Mort de Daniel Balavoine: sa sœur affirme qu’il n’osait pas refuser de monter dans l’hélicoptère par peur de passer pour «une mauviette»
Mort de Daniel Balavoine: sa sœur affirme qu’il n’osait pas refuser de monter dans l’hélicoptère par peur de passer pour «une mauviette»

Quarante ans après la mort de Daniel Balavoine, sa sœur Claire a fait de nouvelles confidences sur les circonstances de l’accident d’hélicoptère qui a coûté la vie au chanteur le 14 janvier 1986, au Mali. Dans un entretien publié mercredi 28 par Ici Paris, elle affirme que son frère avait peur de prendre l’avion et l’hélicoptère, mais qu’il n’aurait pas osé refuser d’embarquer, de crainte de paraître faible devant les autres.

« Ce n’est pas l’hélicoptère qui l’a tué » : les confidences de Claire Balavoine

Pour Claire Balavoine, son frère aurait pu éviter de se retrouver à bord de l’appareil. Elle estime que le chanteur, pourtant connu pour son caractère affirmé et ses prises de position sans concession, n’aurait pas réussi à exprimer sa peur au moment de monter dans l’hélicoptère.

« Ce n’est pas l’hélicoptère qui l’a tué, mais le fait qu’il n’ait pas osé dire qu’il ne voulait pas monter, pour ne pas passer pour une mauviette », a-t-elle déclaré. Une conviction personnelle qui repose sur la connaissance qu’elle avait de son frère et de ses angoisses, et qui ne remet pas en cause les circonstances matérielles de l’accident.

Claire Balavoine a également dénoncé l’éducation qui pousse certains hommes à dissimuler leurs émotions et leurs craintes. « Les garçons sont élevés dans le principe qu’ils n’ont pas le droit d’avoir mal ni de dire non. C’est terrible ! Les hommes ont le droit d’avoir peur, ça n’enlève rien à leur virilité », a-t-elle expliqué.

Le 14 janvier 1986, un vol qui tourne au drame dans le désert malien

Le 14 janvier 1986, Daniel Balavoine se trouvait au Mali dans le cadre d’une opération humanitaire organisée en marge du Paris-Dakar. Le chanteur, alors âgé de 33 ans, participait à un programme destiné à installer des pompes à eau dans plusieurs villages africains.

Ce jour-là, il avait rejoint Thierry Sabine, fondateur et organisateur du rallye. En fin d’après-midi, il avait accepté de prendre place dans un hélicoptère Écureuil pour rejoindre le bivouac de Gourma-Rharous. L’appareil transportait également le pilote François-Xavier Bagnoud, la journaliste Nathalie Odent et le technicien radio Jean-Paul Le Fur.

Les conditions météorologiques s’étaient progressivement dégradées. Le vent de sable et la tombée de la nuit avaient considérablement réduit la visibilité. Après un atterrissage de précaution, l’hélicoptère avait finalement redécollé, malgré l’obscurité et l’absence d’équipement adapté au vol de nuit.

Vers 19h20, l’appareil, qui évoluait à très basse altitude en suivant les feux d’un véhicule, avait percuté une dune. Les cinq occupants avaient été tués.

Les circonstances de cette catastrophe avaient profondément bouleversé la France. Le récit détaillé des dernières heures de Daniel Balavoine et du crash du Paris-Dakar retrace notamment les décisions prises avant le dernier décollage.

Daniel Balavoine avait peur de voler

Les confidences de Claire Balavoine rejoignent celles qu’elle avait déjà livrées à l’occasion du 40e anniversaire de la disparition de son frère. Elle avait notamment expliqué que Daniel Balavoine redoutait les voyages en avion et les déplacements en hélicoptère.

Selon elle, cette peur était suffisamment importante pour qu’il ait normalement préféré rester au sol. Pourtant, lorsque Thierry Sabine lui avait proposé de rejoindre le bivouac par les airs, le chanteur avait accepté.

La sœur de l’artiste considère que son refus de montrer ses craintes a pesé dans cette décision. Cette interprétation demeure toutefois celle de Claire Balavoine : aucun témoignage direct ne permet d’établir avec certitude ce que le chanteur pensait au moment d’embarquer.

40 ans après sa mort, sa sœur poursuit son combat humanitaire

Depuis la disparition de Daniel Balavoine, Claire Balavoine s’efforce également de préserver son héritage humanitaire. Elle poursuit les actions engagées par le chanteur au Mali, notamment dans les régions de Gao et de Kidal, où l’accès à l’eau et le développement agricole constituaient ses priorités.

L’association Daniel Balavoine a notamment contribué à l’installation de 32 motopompes et au financement de deux écoles. Un grand concert caritatif est prévu le 21 novembre 2026 au Dôme de Paris afin de récolter des fonds destinés au renouvellement de plusieurs installations.

Daniel Balavoine avait laissé derrière lui deux enfants, Jérémie et Joana, cette dernière étant née cinq mois après sa disparition. Quarante ans plus tard, sa sœur continue de faire vivre sa mémoire, tout en revenant sur cette peur que le chanteur aurait, selon elle, préféré cacher jusqu’au dernier moment.

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