Royaume-Uni : un allié de Starmer se rallie à Andy Burnham et relance la course à la direction travailliste
Royaume-Uni : un allié de Starmer se rallie à Andy Burnham et relance la course à la direction travailliste

Darren Jones, proche allié du Premier ministre britannique sortant Keir Starmer, a apporté mercredi son soutien à Andy Burnham pour lui succéder à la tête du Parti travailliste. Ce ralliement intervient dans un contexte politique tendu, marqué par la démission de Starmer et l’ouverture d’une course interne pour la direction du parti.

Selon ses déclarations, Darren Jones affirme avoir été rassuré par les orientations économiques d’Andy Burnham, notamment sur la question sensible de l’endettement public. L’ancien maire de Manchester avait suscité des inquiétudes parmi les investisseurs l’année précédente en suggérant que le Royaume-Uni devait réduire sa dépendance aux marchés obligataires, avant de revenir sur ses propos.

Interrogé par Sky News, Jones a indiqué que des marges de manœuvre existaient pour augmenter l’emprunt public, à condition que cela s’inscrive dans un plan économique jugé crédible. Il a toutefois précisé que Burnham n’avait pas encore présenté de programme détaillé de dépenses lors de leurs échanges.

Andy Burnham estime pour sa part qu’un recours accru à l’endettement pourrait être envisagé afin de financer des politiques de relance économique, une position qui divise au sein du parti et suscite des interrogations dans les milieux financiers. Ses partisans estiment cependant qu’un tel choix pourrait stimuler la croissance.

Cette prise de position intervient alors que Keir Starmer a annoncé sa démission après une série de revers électoraux et des sondages défavorables pour le Parti travailliste. Une élection interne doit débuter le 9 juillet pour désigner son successeur.

Andy Burnham est actuellement le seul candidat déclaré, et plusieurs responsables du parti estiment qu’il est largement favori pour prendre la tête du Labour. Certains vont jusqu’à affirmer qu’il pourrait devenir Premier ministre dès la mi-juillet, ce qui ferait de lui le septième dirigeant britannique en dix ans, illustrant une période d’instabilité politique prolongée au Royaume-Uni.

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