Le rappeur Doums, de son vrai nom Mamadou Coulibaly, comparaît ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est jugé pour des violences conjugales présumées sur son ancienne compagne, l’actrice Adèle Exarchopoulos, avec qui il a eu un fils. Les faits visés par la procédure s’étendent de 2017 à 2025.
Des violences répétées au cœur du dossier
L’artiste est poursuivi pour « violences habituelles commises par conjoint », ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours, en récidive légale. Cette qualification vise des faits répétés, inscrits dans la durée, et non un épisode isolé. La plainte d’Adèle Exarchopoulos a été déposée en octobre 2024.
Une garde à vue, puis une convocation au tribunal
Doums avait été placé en garde à vue le 22 janvier dans le cadre de cette enquête. À l’issue de cette garde à vue, il avait été présenté à un magistrat du parquet, puis convoqué devant le tribunal correctionnel de Paris pour l’audience de ce 29 juin. L’enquête portait aussi sur le non-respect présumé d’une obligation imposée par un juge.
Le dossier ne repose pas seulement sur la plainte de 2024. Adèle Exarchopoulos aurait déjà dénoncé en 2019 une agression sur la voie publique, deux ans après leur séparation. Elle se serait ensuite dite victime de harcèlement, de messages d’injures et d’appels téléphoniques malveillants. En 2024, une ordonnance de protection aurait été prononcée.
Un autre dossier déjà jugé à Créteil
Ce procès parisien fait suite à une autre condamnation. En février, Doums a été condamné par le tribunal correctionnel de Créteil à huit mois de prison avec sursis probatoire pour des violences conjugales sur sa compagne actuelle. Le tribunal l’a relaxé pour une partie des faits plus anciens dénoncés dans ce dossier.
Adèle Exarchopoulos ne souhaite pas en parler
Adèle Exarchopoulos n’a pas souhaité communiquer publiquement sur cette affaire. Son avocate non plus. Le ministère public avait déjà rappelé que la plaignante ne voulait pas voir le dossier médiatisé. Doums, lui, comparaît libre sous contrôle judiciaire, avec notamment interdiction de contact avec la victime présumée.