Alors que les incendies se multiplient sur le territoire français, le Syndicat national du personnel navigant de l’aéronautique civile (SNPNAC) alerte sur la disponibilité insuffisante des avions bombardiers d’eau. Son secrétaire général adjoint, Éric Durand, estime que les difficultés de maintenance réduisent fortement les capacités d’intervention de la flotte française, au moment où les feux mobilisent intensément les moyens aériens, notamment en Gironde.
La France dispose de 12 Canadair, mais leur disponibilité varie en fonction des opérations de maintenance. Selon le ministère de l’Intérieur, seuls sept appareils étaient opérationnels à la fin de la semaine dernière. Pour le syndicat, cette situation résulte de problèmes récurrents observés depuis plusieurs années et limite la capacité des secours à intervenir rapidement sur plusieurs foyers simultanément.
Une flotte très sollicitée face à une saison exceptionnelle
Les représentants du personnel estiment qu’un niveau de disponibilité plus élevé serait nécessaire pour faire face à l’intensification des incendies. Ils soulignent également que les avions, dont certains ont plus de trente ans, nécessitent un entretien de plus en plus important et appellent à un renforcement des moyens consacrés à leur maintenance.
Le ministère de l’Intérieur rappelle de son côté que l’activité des Canadair a fortement augmenté cette année. Depuis le début de la saison, le nombre de rotations aurait été multiplié par trois par rapport à 2025, entraînant une usure plus rapide des appareils et des besoins accrus en maintenance. En complément de sa flotte de Canadair, la France s’appuie également sur huit avions Dash, six Air Tractor et dix hélicoptères bombardiers d’eau pour lutter contre les incendies, qui ont déjà détruit près de 98 000 hectares depuis le début de l’année, un niveau qualifié de record par les autorités.
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