Invité ce lundi soir sur BFMTV, Geoffroy Roux de Bézieux a livré une mise en garde particulièrement sévère contre le programme économique de Jean-Luc Mélenchon. L’ancien président du Medef estime qu’une arrivée de La France insoumise au pouvoir conduirait très rapidement la France à une crise financière majeure, jusqu’à une possible intervention du Fonds monétaire international.
La nationalisation de TotalEnergies dans le viseur
Interrogé notamment sur la volonté de LFI de nationaliser TotalEnergies, Geoffroy Roux de Bézieux a d’abord insisté sur le coût d’une telle opération. Il rappelle que le groupe vaut plusieurs dizaines de milliards d’euros en Bourse et estime que l’État français ne dispose pas aujourd’hui des marges financières nécessaires pour mener une telle opération.
L’ancien patron des patrons a également défendu la politique actuelle de TotalEnergies sur les carburants, soulignant que le plafonnement pratiqué par le groupe était volontaire et qu’il suscitait même, selon lui, des critiques chez certains actionnaires étrangers. Pour Geoffroy Roux de Bézieux, la question dépasse toutefois le seul cas de l’entreprise pétrolière et renvoie à la crédibilité générale du programme économique de LFI.
« Un fusil à un coup » sur les plus riches
Il s’en est ensuite pris aux propositions de taxation des plus hauts patrimoines, citant notamment l’héritage ou la taxe Zucman. Selon lui, ces dispositifs permettraient éventuellement d’obtenir des recettes à court terme, mais les contribuables les plus fortunés disposent également de la plus grande capacité à déplacer leurs capitaux ou leur résidence fiscale. « C’est un fusil à un coup », a-t-il résumé.
Geoffroy Roux de Bézieux va jusqu’à prédire qu’une présidence Mélenchon ne pourrait maintenir longtemps cette politique. « Si jamais Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir avec La France insoumise, ça va durer six mois cette affaire. Au bout de six mois, on sera sous tutelle du FMI », a-t-il lancé. L’ancien président du Medef rappelle également la dégradation des conditions de financement de la France, évoquant des taux d’emprunt supérieurs à ceux de l’Allemagne et le poids croissant de la charge de la dette dans le budget de l’État.

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