Marine Tondelier continue de prendre ses distances avec la primaire organisée à gauche. À la Fête de l’Humanité, la candidate écologiste a lancé une nouvelle pique contre le processus de désignation, laissant entendre que même son vainqueur pourrait ne pas aller jusqu’au premier tour de la présidentielle.
Marine Tondelier ne semble plus beaucoup croire à la solidité de la primaire actuellement organisée par une partie de la gauche.
Interrogée à la Fête de l’Humanité, la secrétaire nationale des Écologistes a ironisé sur son issue en expliquant qu’on ne savait pas « combien de temps » son vainqueur resterait candidat.
Une petite phrase qui en dit long sur sa défiance envers un processus qui ne rassemble ni Jean-Luc Mélenchon, ni Fabien Roussel, ni François Ruffin, et dont les équilibres restent particulièrement fragiles.
Les Écologistes de plus en plus autonomes
Marine Tondelier avait initialement défendu l’idée d’une grande primaire permettant de désigner un candidat commun de la gauche. Mais face à l’échec des discussions, elle a progressivement préparé une candidature autonome.
Les militants écologistes l’ont depuis installée dans la course, tandis que le PS et ses partenaires ont choisi un dispositif beaucoup plus resserré.
Cette multiplication des candidatures alimente désormais un paradoxe : presque tous les responsables de gauche continuent d’affirmer vouloir l’unité, tout en préparant chacun leur propre campagne.
En mettant publiquement en doute la durée de vie politique du futur vainqueur de la primaire, Marine Tondelier confirme qu’elle ne compte pas suspendre sa propre candidature dans l’attente du résultat.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.