Invité ce dimanche sur BFMTV par Sonia Mabrouk, Robert Ménard est revenu sur le mouvement des Gilets jaunes, la question du référendum ainsi que plusieurs propositions défendues par Marine Le Pen sur le logement et la priorité nationale. Le maire DVD de Béziers a assumé des positions parfois proches de celles du Rassemblement national, tout en mettant en garde contre les solutions trop simples.
« On a cru que ça allait changer »
Interrogé sur son soutien affiché aux Gilets jaunes en 2018, Robert Ménard a reconnu une forme de désillusion. « On a cru tous qu’après les Gilets jaunes […] ça allait vraiment changer », a-t-il expliqué, rappelant qu’il s’était lui-même rendu régulièrement sur les ronds-points. Selon lui, le mouvement s’est progressivement essoufflé à mesure qu’il s’est politisé et que les violences du samedi ont éloigné une partie de l’opinion publique.
Le maire de Béziers estime également que les Gilets jaunes ont souffert de leur difficulté à transformer leur colère en propositions politiques concrètes et financées. Sur la question du référendum, évoquée comme un moyen de débloquer certaines situations, il s’est montré prudent. Robert Ménard juge que le référendum peut facilement se transformer en vote pour ou contre celui qui l’organise, comme lors du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen.
Priorité nationale : Ménard d’accord avec Le Pen
Sur le logement, Robert Ménard a en revanche affiché son accord avec Marine Le Pen sur le principe d’une priorité accordée aux Français. « Ça ne me choque pas, honnêtement, que les Français aient une priorité sur les gens qui ne le sont pas », a-t-il déclaré. Concernant l’expulsion des familles de délinquants des logements sociaux, il a toutefois rappelé les nombreuses difficultés juridiques auxquelles sont confrontés les maires lorsqu’ils tentent d’appliquer ce type de mesure.
Robert Ménard s’est également démarqué du RN sur l’abrogation de la loi SRU, qui impose à certaines communes un quota de logements sociaux. S’il estime que cette loi doit être rendue plus souple et mieux adaptée aux réalités locales, il ne souhaite pas sa disparition pure et simple. Sans contrainte, prévient-il, certaines communes pourraient choisir de ne plus construire aucun logement social, laissant à d’autres municipalités la charge d’accueillir l’essentiel des populations les plus modestes.

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