Invitée de Laurence Ferrari sur CNEWS et Europe 1, lundi 28 septembre, Sarah Knafo a présenté les propositions économiques qu’elle défend autour de son livre Le Casse du siècle, publié chez Fayard. L’eurodéputée Reconquête souhaite réduire les dépenses publiques pour financer des baisses de prélèvements et augmenter les revenus des actifs.
Pour expliquer sa démarche, Sarah Knafo prend comme point de départ la fiche de paie d’un salarié et propose de suivre l’utilisation des prélèvements qui financent la protection sociale et les services publics. Elle estime que les sommes versées ne se traduisent pas suffisamment dans la qualité des prestations reçues, citant notamment l’hôpital et l’école. Son livre entend interroger cet écart : à la fin de l’entretien, elle affirme vouloir examiner ce que l’État fait de la richesse produite par les Français.
Un objectif de 140 milliards d’euros d’économies par an
« Ce que je propose, c’est le contraire d’un plan d’austérité. C’est un plan d’enrichissement », déclare-t-elle. Sarah Knafo avance un objectif de 140 milliards d’euros d’économies annuelles, destiné notamment à financer la suppression de la contribution sociale généralisée sur les revenus d’activité et des droits de succession. Parmi les mesures présentées figure la suppression de 800 000 postes dans la fonction publique au cours d’un quinquennat, par le non-remplacement d’une partie des départs plutôt que par des licenciements. Elle annonce également un second plan d’économies visant l’équilibre budgétaire. Ces montants et effets attendus sont ceux qu’elle avance dans l’entretien.
L’eurodéputée défend aussi une limitation à trois ans du versement du RSA pour les personnes qu’elle considère en capacité de travailler. Interrogée par Laurence Ferrari sur le risque de précarisation des bénéficiaires concernés, elle présente cette mesure comme une incitation au retour à l’emploi et précise ne pas vouloir l’appliquer aux personnes malades. Son argument consiste à modifier les incitations financières du système, plutôt qu’à porter un jugement moral sur les allocataires.
Sur le terrain politique, Sarah Knafo réaffirme ses différences économiques avec le Rassemblement national, tout en défendant une union des droites au second tour de la présidentielle. Elle souhaite maintenir une compétition entre les programmes au premier tour, avant un rapprochement entre les formations concernées. « La concurrence en politique, c’est la démocratie », soutient-elle, sans annoncer dans cet entretien de nouvel accord avec le RN ou Les Républicains.

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