Emmanuel Macron atteint un nouveau niveau d’impopularité dans le baromètre politique Odoxa publié ce mardi 27 octobre par Public Sénat et la presse régionale. Selon cette enquête, 83% des Français interrogés estiment que le chef de l’État n’est pas un bon président, contre seulement 16% qui portent un jugement positif sur son action. Les opinions négatives progressent de deux points par rapport au mois de septembre. Dans le même temps, le Premier ministre Sébastien Lecornu demeure lui aussi largement contesté, tandis que Raphaël Glucksmann et David Lisnard enregistrent une progression de leur popularité.
Cette nouvelle enquête intervient dans un contexte particulièrement difficile pour l’exécutif. Les violences du 17 octobre, les manifestations sociales, les débats sur le pouvoir d’achat et les difficultés d’adoption du budget 2027 alimentent les tensions politiques. Malgré les annonces gouvernementales concernant l’éducation, les carburants et les mesures de soutien aux ménages, Emmanuel Macron continue de faire face à une défiance importante. Le baromètre mesure désormais 83% de jugements négatifs, contre 16% de jugements favorables, le solde correspondant aux autres réponses.
Lecornu également contesté, Lisnard et Glucksmann en progression
Le Premier ministre Sébastien Lecornu ne bénéficie pas non plus d’un soutien majoritaire dans l’opinion. Selon Odoxa, 73% des personnes interrogées portent un jugement négatif sur son action, tandis que 25% expriment une appréciation positive. Ces résultats interviennent alors que le chef du gouvernement cherche à obtenir des compromis parlementaires et à répondre aux revendications sociales.
L’enquête fait également apparaître des évolutions dans la popularité de plusieurs personnalités susceptibles de jouer un rôle dans la présidentielle de 2027. Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire sociale-démocrate du 11 octobre, voit sa cote d’adhésion progresser de quatre points. David Lisnard, maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie, enregistre une hausse de huit points sur le même indicateur, dans un contexte de discussions avec Bruno Retailleau sur une éventuelle candidature commune à droite.
Ces progressions ne doivent toutefois pas être confondues avec des intentions de vote. Le baromètre mesure la perception des personnalités politiques, et non les choix que les électeurs effectueraient lors du premier tour de la présidentielle. Il ne permet pas non plus d’attribuer avec certitude les variations observées à un événement politique particulier.

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