Jean-Philippe Tanguy reconnaît que le Rassemblement national attire parfois des individus aux opinions extrémistes. Invité de BFMTV ce dimanche 11 octobre, le député RN a évoqué la présence de personnes qu’il qualifie de « dingues » au sein ou autour du parti, tout en affirmant que ces profils sont écartés lorsqu’ils sont identifiés. Une déclaration qui intervient après une nouvelle polémique concernant un collaborateur parlementaire mis en cause pour des publications racistes et fascistes.
L’affaire concerne un collaborateur du député RN Franck Allisio, visé par une enquête de Libération portant sur des publications diffusées en ligne. À la suite de ces révélations, Franck Allisio a annoncé vendredi avoir mis fin au contrat de l’intéressé. Cette décision intervient dans un contexte particulièrement sensible pour le Rassemblement national, déjà confronté à la polémique sur des messages antisémites attribués à Jordan Bardella par Mediapart.
Tanguy dénonce des profils extrémistes qui chercheraient à infiltrer le RN
Interrogé sur ces affaires, Jean-Philippe Tanguy n’a pas nié que certaines personnes aux idées radicales puissent chercher à rejoindre le parti. Il affirme cependant qu’il s’agit de profils isolés, qui ne représenteraient pas la ligne politique officielle du Rassemblement national. Le député assure avoir lui-même écarté plusieurs individus de ce type.
Cette réponse vise à distinguer les convictions défendues par la direction du RN des comportements ou publications attribués à certains militants et collaborateurs. Le parti cherche depuis plusieurs années à renforcer sa crédibilité institutionnelle et à se présenter comme une formation capable de gouverner, ce qui rend particulièrement sensibles les révélations concernant des propos racistes ou antisémites.
Jean-Philippe Tanguy a également été interrogé sur Jordan Bardella. Il lui a renouvelé sa confiance et contesté les éléments publiés par Mediapart. Le président du RN nie toujours être l’auteur des messages qui lui sont attribués et a annoncé des procédures judiciaires. Leur attribution demeure contestée et n’a pas été tranchée par la justice.

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