Le gouvernement maintient sa volonté de demander un effort financier aux retraités dans le cadre du budget 2027. Invité du Grand Jury RTL ce dimanche 11 octobre, David Amiel, ministre des Comptes publics, a défendu les mesures concernant les pensions et accusé plusieurs formations politiques de tenir un discours contradictoire sur les finances publiques. Selon lui, il n’est pas possible de réclamer davantage de moyens pour les services publics tout en refusant les économies nécessaires à leur financement.
Le ministre considère que le redressement des comptes publics doit être partagé entre les générations. Il estime que les retraités doivent contribuer à cet effort afin de permettre à l’État de consacrer davantage de moyens aux jeunes, notamment dans l’éducation et les services publics. Une position particulièrement sensible alors que le projet de budget prévoit plusieurs mesures susceptibles de limiter la progression du pouvoir d’achat de certains pensionnés.
« Un quart de la population, mais 10 % des efforts »
David Amiel avance plusieurs chiffres pour défendre cette orientation. Selon lui, les retraités représentent environ un quart de la population française, mais ne supporteraient que 10 % des efforts budgétaires proposés. Il affirme également que 80 % de l’augmentation des dépenses publiques au cours des cinquante dernières années serait liée aux retraites et à la santé. Ces données correspondent aux calculs présentés par le ministre et ne constituent pas une vérification statistique indépendante.
Le projet de budget 2027 prévoit notamment une revalorisation limitée des pensions dépassant 1 260 euros mensuels ainsi qu’une réduction du plafond de l’abattement fiscal de 10 % applicable aux revenus des retraités. Le gouvernement présente ces mesures comme nécessaires pour réduire le déficit public et financer d’autres priorités, tout en affirmant vouloir préserver davantage les pensions les plus modestes.
Le ministre s’en prend également aux formations politiques qui soutiennent la mobilisation lycéenne tout en rejetant les économies envisagées par l’exécutif. Il leur reproche de réclamer des dépenses supplémentaires pour l’éducation sans proposer, selon lui, de solutions crédibles pour les financer. Une accusation contestée par plusieurs oppositions, qui défendent notamment d’autres choix fiscaux ou une répartition différente de l’effort budgétaire.

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