Le gouvernement maintient sa volonté de demander un effort aux retraités dans le cadre du budget de la Sécurité sociale pour 2027. Auditionné ce mardi 13 octobre par la commission des affaires sociales du Sénat, David Amiel, ministre des Comptes publics, a défendu le principe d’une revalorisation limitée, voire nulle, des pensions dépassant environ 1 280 euros mensuels. Une mesure particulièrement contestée, que l’exécutif justifie par la nécessité de réduire le déficit social et de mieux répartir l’effort budgétaire entre les générations.
Le projet gouvernemental prévoit de préserver une revalorisation intégrale sur l’inflation pour les pensions inférieures au seuil retenu, tandis que celles qui le dépassent seraient soumises à une indexation réduite ou à un gel, selon les paramètres finalement fixés. Les modalités précises, notamment les coefficients applicables, restent à déterminer dans le cadre de la réforme envisagée.
Le gouvernement invoque l’équilibre entre les générations
David Amiel considère que les retraités doivent participer au redressement des finances publiques afin de permettre à l’État de consacrer davantage de moyens aux jeunes générations et aux services publics. Le ministre défend ainsi une répartition des efforts qui tiendrait compte du niveau des pensions, tout en affirmant vouloir protéger les retraités les plus modestes.
Lors de son audition, les sénatrices Marie-Do Aeschlimann, membre des Républicains, et Brigitte Bourguignon, ancienne ministre issue de la majorité présidentielle, l’ont interrogé sur le rendement attendu de cette mesure et ses conséquences pour les pensionnés. Le débat porte notamment sur le pouvoir d’achat des retraités dont les revenus dépassent légèrement le seuil envisagé.
Le ministre a également évoqué les conséquences financières d’une éventuelle remise en vigueur de la réforme des retraites suspendue. Selon lui, cette hypothèse pourrait rapporter au maximum un milliard d’euros en 2027. Il a toutefois précisé qu’il ne s’agissait pas de l’orientation actuellement retenue par le gouvernement.
Ces discussions interviennent alors que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale suscite de nombreuses critiques à l’Assemblée nationale. Plusieurs groupes de gauche contestent les économies demandées aux retraités, tandis que des responsables de droite réclament des réformes structurelles supplémentaires pour rétablir les comptes sociaux.

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