Invitée ce jeudi matin de Jacques Cardoze sur Sud Radio, Prisca Thévenot a vivement attaqué La France insoumise et Jean-Luc Mélenchon, qu’elle accuse de chercher à intimider journalistes, magistrats, policiers et adversaires politiques. La députée Renaissance a également défendu une réforme en profondeur des retraites et affiché son soutien à Gabriel Attal pour 2027.
Interrogée sur les critiques de LFI visant le service public audiovisuel, Prisca Thévenot a estimé que Jean-Luc Mélenchon et son mouvement « passent leur temps à mettre la pression sur tout le monde ». Selon elle, ces attaques visent successivement « les journalistes », « les forces de l’ordre », « la justice » ou encore les opposants politiques, et constituent « une promesse de ce que sera la vie sous La France insoumise si demain Mélenchon arrive au pouvoir ».
« Des chasses à l’opinion, à l’homme, aux femmes »
La députée des Hauts-de-Seine a également accusé LFI de « brutaliser le débat » et d’organiser des « chasses à l’opinion », « à l’homme » et « aux femmes ». Elle dit apporter son soutien à « l’indépendance de nos médias » et refuse toute intervention du politique dans les choix éditoriaux des rédactions.
Sur les retraites, Prisca Thévenot estime qu’il faut sortir du « psychodrame annuel » autour de l’âge de départ ou du niveau des pensions et « changer complètement le système ». Elle défend notamment l’introduction d’une part de capitalisation et la création d’un système plus universel, tout en appelant à attendre la présentation complète du prochain budget avant de se prononcer sur une éventuelle désindexation des pensions ou la suppression de l’abattement fiscal de 10 %.
La députée se dit également ouverte au débat sur une TVA sociale, qui permettrait de faire peser moins fortement le financement du modèle social sur le travail, à condition que son impact sur les prix et le pouvoir d’achat soit précisément encadré. Elle considère par ailleurs que le budget devra être adopté, quitte à recourir au 49.3 si aucune majorité ne se dégage à l’Assemblée.
Enfin, à huit mois de la présidentielle, Prisca Thévenot affiche clairement sa préférence pour Gabriel Attal. Elle estime que l’ancien Premier ministre bénéficie d’une « dynamique » dans les sondages et peut incarner une alternative à un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. « Être contre le RN et la LFI, c’est une ligne politique, ce n’est absolument pas un projet », prévient-elle néanmoins, appelant à départager les candidats sur leurs propositions.

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