Les propos de Jean-Luc Mélenchon sur les préfets ont provoqué une vive réaction de Marine Le Pen et du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Le leader de LFI avait réclamé dimanche un « État impartial » et dénoncé les procédures engagées par certains représentants de l’État contre des députés insoumis.
Lors de son discours de clôture des universités d’été de LFI, Jean-Luc Mélenchon s’est directement adressé au corps préfectoral. « Nous ne sommes pas vos copains », a-t-il lancé, demandant aux préfets de « cesser de faire des procès aux députés insoumis » et affirmant vouloir un État dans lequel « nul n’est jugé sur son appartenance politique supposée, son adresse ou sa couleur de peau ».
Marine Le Pen dénonce des propos « inacceptables et indignes »
Marine Le Pen a rapidement réagi sur X, qualifiant les déclarations du candidat insoumis de « menaces » « inacceptables et indignes ». La candidate à la présidentielle a au contraire promis, en cas de victoire, de donner aux préfets « l’autorité et les moyens » nécessaires pour qu’ils jouent un rôle majeur dans les territoires.
Laurent Nuñez a également répondu sèchement au leader de LFI. « Les préfets n’ont pas de leçons d’impartialité à recevoir », a déclaré le ministre de l’Intérieur, rappelant qu’ils sont des « serviteurs de l’État » chargés de faire respecter les lois et la Constitution avec neutralité.
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