Le député Rassemblement national des Bouches-du-Rhône Franck Allisio a annoncé ce vendredi 9 octobre 2026 avoir mis fin au contrat de son assistant parlementaire Louis Grégoire. Cette décision intervient au lendemain de révélations de Libération concernant d’anciennes publications Facebook attribuées à ce collaborateur, comprenant notamment des propos faisant l’éloge de l’Allemagne nazie, des références à des auteurs collaborationnistes ainsi que des messages à caractère raciste ou antisémite.
Franck Allisio a expliqué avoir reçu son collaborateur après la publication de l’article. Dans un communiqué, le député affirme que les écrits en cause, remontant selon lui à plusieurs années, étaient inconnus de son entourage et antérieurs au recrutement de Louis Grégoire à l’Assemblée nationale. Le parlementaire indique avoir décidé de mettre fin à son contrat afin de lui « laisser le temps de la clarification ».
Des publications anciennes au cœur de la polémique
Selon les éléments révélés par Libération, plusieurs messages publiés sur Facebook entre 2018 et 2019 sont aujourd’hui reprochés à Louis Grégoire. Le journal évoque notamment des publications valorisant certains aspects de l’Allemagne hitlérienne, des recommandations de lectures liées à des figures de la Collaboration ainsi que des propos racistes et antisémites. Ces écrits sont à l’origine de la décision prise par Franck Allisio. Louis Grégoire figurait encore récemment parmi les collaborateurs parlementaires déclarés autour du député RN. Franck Allisio est député de la 12e circonscription des Bouches-du-Rhône et siège au groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale. Il est également conseiller régional en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
L’affaire intervient quelques mois après les élections municipales de Marseille, lors desquelles Franck Allisio avait porté les couleurs du RN avant d’être battu au second tour. Le député reste aujourd’hui l’une des principales figures du parti dans les Bouches-du-Rhône. La rupture du contrat de Louis Grégoire permet au député de prendre immédiatement ses distances avec les publications mises au jour. Elle ne clôt toutefois pas la controverse, qui porte désormais sur les conditions de recrutement et de vérification du passé numérique des collaborateurs parlementaires.

Réagir à l’article
Soyez le premier à commenter cet article.