Le président du Sénat, Gérard Larcher, a effectué un signalement auprès de la procureure de Paris concernant Christine Herzog, sénatrice de Moselle appartenant au groupe Union centriste. La démarche, réalisée le 24 juillet, porte sur des accusations de harcèlement moral et sur de possibles faits de détournement de fonds publics.
La parlementaire avait déjà été sanctionnée le 16 juillet par le Sénat. Elle a été exclue du Palais du Luxembourg pendant quinze jours de séance et privée de l’essentiel de ses indemnités durant six mois, ce qui représente une perte estimée à 32 000 euros. Cette « censure avec exclusion temporaire » constitue la peine disciplinaire la plus sévère prévue par le règlement de la chambre haute.
Son compagnon aurait exercé une autorité sur ses collaborateurs
Selon la procédure disciplinaire, Christine Herzog aurait volontairement laissé son compagnon exercer une autorité de fait sur ses assistants parlementaires. Celui-ci aurait également bénéficié de moyens appartenant au Sénat afin de collecter des parrainages électoraux. Ces éléments ont conduit la présidence de l’institution à saisir la justice, à qui il revient désormais d’évaluer leurs éventuelles conséquences pénales.
Christine Herzog conteste catégoriquement l’ensemble des accusations. Elle affirme n’avoir détourné aucun argent public et présente les reproches de harcèlement comme la conséquence d’un différend salarial avec une ancienne collaboratrice. La sénatrice demeure présumée innocente et le signalement de Gérard Larcher ne vaut ni ouverture automatique d’une enquête ni reconnaissance de culpabilité.
Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.