La séance des questions au gouvernement a tourné à l’affrontement politique ce mardi 27 octobre à l’Assemblée nationale. Quatre jours après l’attentat terroriste raciste de Trappes, qui a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi, 26 ans, les députés se sont vivement opposés sur les responsabilités politiques dans la banalisation des discours racistes. En présence du maire de Trappes, Ali Rabeh, et de proches de la victime, Sébastien Lecornu a accusé La France insoumise de favoriser les intérêts du Rassemblement national. L’intervention de Sébastien Chenu, nouveau président du groupe RN, a ensuite provoqué le départ de plusieurs élus de gauche de l’Hémicycle.
Les tensions ont commencé lors des interventions de plusieurs parlementaires de gauche. Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste, a notamment mis en cause les dirigeants du Rassemblement national et certaines déclarations passées d’Aurore Bergé. Des députées socialistes, communistes et insoumises ont également dénoncé la diffusion de discours qu’elles considèrent comme racistes dans le débat public. Elles ont demandé au gouvernement de prendre davantage de mesures pour lutter contre les discriminations et les violences motivées par la haine.
Lecornu dénonce une instrumentalisation politique de l’attentat
Le Premier ministre a répondu en contestant la manière dont certaines formations politiques utilisent le drame de Trappes dans leurs affrontements partisans. Sébastien Lecornu a particulièrement visé La France insoumise, qu’il accuse de contribuer, par sa stratégie politique, à renforcer le Rassemblement national. Une attaque qui a provoqué de nouvelles protestations sur les bancs de la gauche.
Sébastien Chenu, qui vient de succéder à Marine Le Pen à la présidence du groupe RN, a également pris la parole pour défendre son mouvement contre les accusations formulées par ses adversaires. Son intervention a déclenché la colère de plusieurs députés de gauche, qui ont quitté l’Hémicycle en signe de protestation.

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