Nouvel affrontement particulièrement virulent entre Sébastien Lecornu et Mathilde Panot. Lors des Questions au gouvernement, ce mardi 20 octobre, la présidente des députés de La France insoumise a accusé le Premier ministre de chercher à faire porter à son mouvement la responsabilité des violences du 17 octobre afin de masquer les défaillances de l’État. Le chef du gouvernement a immédiatement contre-attaqué, accusant LFI de vouloir installer le chaos dans le pays. L’échange s’est achevé sur une formule particulièrement cinglante : « Votre camp, c’est le camp de la honte et nous vous combattrons. »
Mathilde Panot a dénoncé une stratégie gouvernementale qu’elle juge dangereuse pour la démocratie. Selon elle, l’exécutif tente de détourner l’attention des graves difficultés rencontrées par les forces de l’ordre pendant les manifestations, notamment à Limoges, où l’hôtel de ville a été incendié. La députée insoumise considère que les accusations répétées contre son mouvement visent à masquer les responsabilités politiques du gouvernement dans la gestion des événements.
Lecornu interpelle Panot sur l’incendie de Limoges
Sébastien Lecornu a choisi de répondre en demandant à Mathilde Panot si elle condamnait sans ambiguïté l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges. Le Premier ministre considère que certains responsables insoumis entretiennent une ambiguïté à l’égard des violences, notamment lorsqu’ils mettent en cause les forces de l’ordre sans condamner suffisamment, selon lui, les attaques contre les bâtiments publics.
Mathilde Panot a répliqué en reprochant au chef du gouvernement de ne pas évoquer les manifestants grièvement blessés à Saint-Étienne et à Mulhouse. Elle estime que les interventions policières doivent elles aussi faire l’objet d’investigations et que l’exécutif ne peut limiter son discours aux seuls actes commis par les casseurs.
« Nous vous combattrons » : la charge du Premier ministre
Le ton est alors monté d’un cran. Sébastien Lecornu a accusé La France insoumise de chercher à installer un climat de confrontation permanente, avant de lancer à Mathilde Panot : « Votre camp, c’est le camp de la honte et nous vous combattrons. »
Cette nouvelle passe d’armes intervient alors que Manuel Bompard a annoncé vouloir saisir la Cour de justice de la République contre Laurent Nuñez, après une enquête de Mediapart évoquant de possibles pressions sur les renseignements territoriaux pour établir des liens entre LFI et les violences du 17 octobre. Le gouvernement conteste ces accusations.

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