À quelques jours de sa clôture, le Festival d’Avignon présente un bilan largement positif pour sa 80e édition, marquée par une programmation coréenne inédite et une majorité de metteuses en scène pour la première fois de son histoire. Dirigée pour la quatrième année consécutive par Tiago Rodrigues, cette édition anniversaire s’étend du 4 au 25 juillet.
Une programmation dense portée par 47 spectacles
Le festival propose cette année 47 spectacles et près de 300 rendez-vous au total, entre représentations, débats et rencontres, répartis dans 19 lieux à travers 14 communes du Grand Avignon. Douze pays sont représentés dans la programmation, et 67% des artistes invités se produisent à Avignon pour la première fois.
L’édition avait été ouverte dans la Cour d’honneur du Palais des papes par Maldoror, création fleuve de cinq heures signée Julien Gosselin, avant de se refermer par Le Pas du monde du collectif de cirque XY, du 22 au 25 juillet.
La Corée du Sud à l’honneur pour la première fois
Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe lors des précédentes éditions, le festival a choisi de mettre à l’honneur la langue coréenne, avec environ 21% de sa programmation consacrée au théâtre, à la danse et à la littérature du pays. Tiago Rodrigues a justifié ce choix en expliquant vouloir dépasser le seul soft power de la K-pop et des séries télévisées pour faire découvrir la richesse de la création vivante sud-coréenne.
Cette édition marque également une première dans l’histoire du festival avec une majorité de créations signées par des femmes, 27 metteuses en scène contre 16 metteurs en scène et 6 collectifs, dans une programmation placée sous le thème d’une fête des questions.
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