Óscar Puente a annoncé sa démission devant le Congrès espagnol, six jours après le choc entre deux trains à grande vitesse qui a coûté la vie à au moins 69 personnes près de Madrid.
C’est depuis la tribune du Parlement qu’Óscar Puente a choisi de rendre publique sa décision. Le ministre espagnol des Transports a annoncé sa démission mercredi, au terme d’une audition consacrée aux circonstances de la catastrophe ferroviaire survenue le 28 octobre près d’Urda, une localité située au sud de Madrid. La collision, qui a fait au moins 69 morts et des dizaines de blessés, avait mis sous pression le gouvernement de Pedro Sánchez dès les premières heures suivant le drame.
« Un ministre des Transports dans un pays comme l’Espagne ne peut pas rester en fonction après deux accidents d’une telle gravité en moins d’un an », a déclaré Puente, faisant également référence à un accident mortel survenu en janvier dernier en Andalousie. Le ministre a précisé avoir pris sa décision immédiatement après la catastrophe du 28 octobre, mais avoir attendu plusieurs jours avant de la rendre officielle.
La tragédie d’Urda s’est produite lorsqu’un train à grande vitesse exploité par la compagnie publique Renfe a percuté par l’arrière un autre convoi à l’arrêt, appartenant à l’opérateur privé Iryo. Des enregistrements audio diffusés dans les médias espagnols peu après le drame ont alimenté les interrogations sur les défaillances humaines et organisationnelles. Trois conversations captées entre le centre de contrôle de Madrid et deux conducteurs semblent indiquer qu’un train à grande vitesse a reçu l’autorisation de circuler alors qu’un autre convoi était immobilisé sur la voie, à environ 25 kilomètres devant lui.
La pression sur Puente s’était intensifiée ces derniers jours, les partis d’opposition réclamant sa tête, rejoints par certains alliés de la coalition gouvernementale. Lors de son audition parlementaire, le ministre avait présenté de nouvelles mesures de sécurité ferroviaire avant d’annoncer son départ. Le Premier ministre Pedro Sánchez a promis que les autorités iraient « au fond de chaque détail de cette tragédie ».









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