Le tribunal administratif de Strasbourg a condamné l’État à rembourser une grande partie des dépenses engagées par la municipalité pour héberger des personnes sans abri. La ville recevra 242 284 euros et son Centre communal d’action sociale 294 669 euros, auxquels s’ajoutent 3 000 euros de frais de justice.
Ces sommes correspondent principalement à l’accueil de plusieurs familles dans un gymnase municipal entre 2022 et 2023. Cette solution avait été mise en place après les évacuations successives d’un campement situé dans le centre de Strasbourg.
Une « carence fautive » de l’État
La justice a estimé que la ville était fondée à réclamer le remboursement de ces dépenses, l’hébergement d’urgence relevant de la responsabilité de l’État. L’ancienne maire écologiste Jeanne Barseghian, à l’origine du recours, affirme que cette décision confirme que les obligations légales n’ont pas été respectées.
Strasbourg avait engagé cette procédure en 2024 aux côtés de Grenoble, Lyon, Bordeaux et Rennes afin de dénoncer un dispositif d’hébergement jugé « à bout de souffle ». L’État avait déjà été condamné pour « carence fautive » dans des affaires comparables concernant Grenoble et Bordeaux.
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