Les perspectives économiques françaises se dégradent encore. Le gouvernement ne prévoit plus que 0,5 % de croissance en 2026, moitié moins que ce qui figurait initialement dans la loi de finances, tandis que le déficit dépassera finalement les 5 %. Invitée de TF1 vendredi matin, Maud Bregeon a défendu l’exécutif en invoquant une accumulation de « crises successives ».
« Nous traversons des crises successives : la fermeture du détroit d’Ormuz, la canicule, la sécheresse », a expliqué la porte-parole du gouvernement. La guerre au Moyen-Orient et la hausse des prix de l’énergie ont notamment pesé sur l’activité, tandis que les événements climatiques de l’été ont également ralenti certains secteurs.
Quelques heures plus tard, le ministre de l’Économie Roland Lescure a officialisé une croissance attendue de seulement 0,5 % en 2026. Le gouvernement tablait encore sur 1 % dans la loi de finances. Pour 2027, Bercy espère un rebond à 1 %. L’inflation atteindrait de son côté 2,1 % cette année, avec un pic possible à 3 % en fin d’année.
« La dépense française sera tenue »
Face à cette dégradation, Maud Bregeon assure cependant que le gouvernement ne changera pas de ligne budgétaire. « Notre objectif est de tenir la dépense », a-t-elle martelé. « Nous ne maîtrisons pas les causes extérieures, en revanche la dépense française sera tenue. »
Les mauvaises nouvelles s’accumulent pourtant pour l’exécutif : l’Insee est encore plus pessimiste et ne prévoit que 0,4 % de croissance cette année. Roland Lescure a également reconnu que l’objectif d’un déficit limité à 5 % en 2026 n’était désormais « plus une option ». À quelques mois de la présidentielle, le gouvernement devra donc élaborer son dernier budget avec moins de croissance, davantage d’inflation et des comptes publics encore plus dégradés.

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