Robert Ménard prend vigoureusement la défense de Sonia Mabrouk. Alors que le SNJ et la CGT de RMC BFM accusent la journaliste de faire « la part belle aux intervenants d’extrême droite », le maire de Béziers dénonce ce vendredi sur X une offensive « odieuse » contre celle qu’il décrit comme une journaliste « exigeante », libre et attachée au pluralisme.
Dans leur communiqué, les syndicats reprochent notamment à Sonia Mabrouk la composition de ses plateaux et sa supposée « clémence vis-à-vis de l’extrême droite ». Une attaque à laquelle l’intéressée a elle-même répondu : « Je ne me laisserai pas salir », avant de défendre sa conception du métier : « Le journalisme, c’est le pluralisme. Il faudra s’y habituer. »
« La liberté s’appelle Sonia Mabrouk »
Robert Ménard va encore plus loin. « La liberté s’appelle Sonia Mabrouk », écrit l’ancien président de Reporters sans frontières. Il compare le communiqué syndical à un texte « aux relents de politburo des années 80 » et dénonce des accusations fondées, selon lui, sur une définition totalement galvaudée de l’extrême droite. « Des termes grandiloquents pour une pensée minuscule », assène-t-il.
Le maire de Béziers revendique également avec fierté d’être régulièrement invité par Sonia Mabrouk. Il loue « son ouverture d’esprit », sa capacité à respecter ses interlocuteurs et son refus de disqualifier par avance les responsables politiques conservateurs. Selon lui, c’est précisément cette liberté qui dérange : « Sonia Mabrouk est une insupportable anomalie, un bug dans la matrice. »
Ménard dénonce une « citadelle de conformisme »
Pour Robert Ménard, cette polémique dépasse le seul cas de la journaliste de BFMTV. Il la rapproche des critiques récemment adressées à Charles Sapin sur France Inter et y voit la réaction d’un monde médiatique confronté à la remise en cause de ses habitudes idéologiques. « Leur citadelle de conformisme est assiégée et ils en sont désespérés », écrit-il.
Celui qui rappelle avoir dirigé Reporters sans frontières pendant 25 ans défend une conception du journalisme fondée sur la confrontation de toutes les opinions et la capacité à « penser contre soi-même ». Il conclut en qualifiant Sonia Mabrouk de « bouffée d’air frais » pour la profession et réserve ses mots les plus durs au SNJ et à la CGT : selon lui, la violence de leurs attaques révèle des « Béria en fin de course ».

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