La consommation mondiale de charbon devrait atteindre un nouveau sommet en 2026, selon les dernières prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). La demande pourrait progresser de 1,2 % cette année pour atteindre 8,94 milliards de tonnes, alors que l’agence anticipait encore fin 2025 un léger recul de la consommation.
Cette hausse s’explique notamment par les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés de l’énergie. Le blocage du détroit d’Ormuz et la réduction des livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) ont fait grimper les prix du gaz, incitant certains acteurs à se tourner davantage vers le charbon pour répondre à leurs besoins énergétiques. « Même si aucune cargaison de charbon ne transite par le détroit d’Ormuz, la perturbation a néanmoins eu des répercussions sur les marchés de cette énergie », souligne l’AIE.
Le charbon encore soutenu par les tensions sur le gaz
Cette évolution intervient alors que la consommation de charbon avait déjà atteint des niveaux records en 2024 et 2025. L’AIE prévoyait jusqu’ici une légère baisse en 2026, avant un déclin progressif jusqu’en 2030. Les tensions géopolitiques et leurs conséquences sur les approvisionnements énergétiques remettent donc en cause cette trajectoire à court terme.
L’évolution du charbon contraste avec celle attendue pour les énergies renouvelables. Dans ses perspectives publiées en novembre 2025, l’AIE estimait que leur demande, portée notamment par le solaire photovoltaïque, progresserait plus rapidement que celle de toute autre grande source d’énergie dans l’ensemble des scénarios étudiés. Malgré cette dynamique, le charbon devrait encore battre un record mondial de consommation cette année.

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