L’ONU demande que des enquêteurs internationaux puissent accéder à l’ensemble de la bande de Gaza afin de documenter les corps retrouvés sous les bâtiments détruits. Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, estime que cette présence est nécessaire pour préserver les éléments susceptibles d’établir d’éventuelles violations du droit international et des crimes de guerre.
Les opérations de recherche ont déjà permis d’extraire des centaines de dépouilles, dont celles de femmes et d’enfants. Selon la Défense civile palestinienne, plus de 630 corps et restes humains ont été retirés des décombres entre novembre 2025 et septembre 2026. Elle estime par ailleurs que plus de 8 000 personnes pourraient encore être ensevelies sous les bâtiments détruits.
L’ONU veut préserver les éléments médico-légaux
Volker Türk affirme que les corps actuellement retrouvés pourraient ne représenter qu’une partie des victimes encore présentes sous les décombres. Il met également en garde contre les opérations de démolition et de déblaiement susceptibles de modifier ou de faire disparaître des éléments utiles aux investigations. Le Haut-Commissariat réclame donc un accès aux différentes zones de Gaza afin de permettre la collecte et la conservation des preuves.
Entre le 27 juin et le 27 août, 233 corps auraient notamment été extraits de 20 bâtiments détruits, principalement dans la ville de Gaza. Parmi eux figuraient 74 enfants et 106 femmes. Pour l’ONU, l’identification des victimes doit s’accompagner de la conservation des données médico-légales et des échantillons biologiques ainsi que de la documentation des lieux où les corps sont retrouvés.
Le sort de milliers de personnes toujours inconnu
Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme insiste également sur le droit des familles à connaître le sort de leurs proches disparus. Les opérations de recherche doivent permettre non seulement d’identifier les victimes, mais aussi de déterminer les circonstances de leur mort et de préserver les éléments pouvant contribuer à d’éventuelles procédures judiciaires.
L’ONU appelle ainsi à permettre aux enquêteurs internationaux d’accéder aux zones concernées avant que de nouvelles opérations de déblaiement ou de destruction ne rendent certaines recherches impossibles. Pour Volker Türk, la priorité est désormais de documenter les victimes et de préserver les preuves alors que des milliers de personnes pourraient encore se trouver sous les décombres.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.