Longtemps considéré comme intouchable à la tête de la FIFA, Gianni Infantino traverse la plus grave crise de son mandat. À moins de 2 ans de l’élection présidentielle prévue en mars 2027, le dirigeant helvético-italo-libanais fait face à une contestation d’une ampleur inédite. Plusieurs fédérations, responsables du football et observateurs dénoncent désormais sa gouvernance et réclament un changement de direction. La situation s’est brusquement tendue après l’échec de son projet d’ouverture du capital de la FIFA à des investisseurs privés. Cette initiative, qui aurait profondément modifié le fonctionnement financier de l’instance mondiale, a suscité une levée de boucliers avant d’être abandonnée.
Un président de plus en plus isolé
L’abandon de ce projet a profondément affaibli Gianni Infantino. Selon plusieurs observateurs, il se retrouve désormais privé d’une partie de ses soutiens traditionnels, alors que les critiques se multiplient sur sa manière de diriger la FIFA. Depuis son arrivée à la présidence en 2016, il avait consolidé son pouvoir élection après élection. Aujourd’hui, cette domination apparaît beaucoup moins solide. Son autorité est remise en question dans plusieurs régions du monde, où des voix demandent une nouvelle gouvernance.
« Il faut le démettre par la force »
Le climat s’est encore durci avec des déclarations particulièrement virulentes émanant de certains détracteurs du président de la FIFA. L’un d’eux estime qu’« il faut le démettre par la force car il ne partira pas de lui-même », une formule qui traduit le niveau de tension entourant désormais sa présidence. Même si aucune procédure officielle de destitution n’a été engagée à ce stade, l’idée d’un départ anticipé, jusque-là considérée comme improbable, est désormais évoquée publiquement dans le monde du football.
Une élection de 2027 déjà sous haute tension
La prochaine élection à la présidence de la FIFA, prévue en mars 2027, s’annonce particulièrement stratégique. La question n’est plus seulement de savoir si Gianni Infantino briguera un nouveau mandat, mais s’il parviendra à conserver suffisamment de soutien pour rester en fonction jusque-là. Après plusieurs années d’un pouvoir largement incontesté, le président de la FIFA aborde une période où chaque décision risque d’être scrutée de près. L’échec de son projet d’ouverture aux investisseurs privés a profondément rebattu les cartes et ouvert une phase d’incertitude inédite pour la gouvernance de l’instance mondiale du football.