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«Vous étiez consumés par la haine» : Gianni Infantino dézingue les détracteurs du Mondial

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«Vous étiez consumés par la haine» : Gianni Infantino dézingue les détracteurs du Mondial

Une semaine après la victoire de l’Espagne contre l’Argentine en finale de la Coupe du monde, Gianni Infantino a publié un très long message sur Instagram pour répondre aux nombreuses critiques adressées à la FIFA pendant la compétition. Dans une publication composée de quinze pages, le président de l’instance internationale accuse ses détracteurs d’avoir préféré diffuser de la haine et de fausses informations plutôt que de profiter du tournoi.

Infantino s’adresse à ceux qui auraient «raté» la Coupe du monde

Gianni Infantino commence son message en s’adressant directement à tous ceux qui, selon lui, n’ont pas su apprécier les émotions procurées par la compétition. Il évoque les célébrations, les rires, les larmes et les familles réunies dans les stades ou devant leur télévision.

« Désolé que vous ayez été tellement consumés par la haine et la critique que vous ayez tout raté », lance le dirigeant suisse. Il vise ensuite les journalistes, commentateurs et internautes qui ont dénoncé les décisions de la FIFA pendant le tournoi. « Pendant que vous restiez derrière vos écrans à répandre la haine et de fausses rumeurs, nous étions en première ligne pour organiser et offrir le meilleur spectacle du monde », poursuit-il.

Sept millions de spectateurs et aucun incident selon le patron de la FIFA

Pour défendre l’organisation de la compétition disputée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, Gianni Infantino met en avant les chiffres communiqués par la FIFA. Il affirme que sept millions de spectateurs venus de plus de 200 pays ont assisté aux rencontres organisées dans seize villes. Le président de la FIFA assure également que le tournoi s’est déroulé sans violences ni incidents graves. Il insiste sur la sécurité des supporters, le travail des forces de l’ordre et l’engagement des volontaires mobilisés dans les trois pays organisateurs. Selon lui, les critiques ont occulté les images de supporters célébrant ensemble dans les rues et les stades. « Pendant que vous divisiez, nous unissions », écrit-il, avant d’affirmer que la Coupe du monde n’a produit que de la joie, des émotions et du rassemblement.

Les polémiques sur les visas balayées

Gianni Infantino répond longuement aux critiques concernant les restrictions d’entrée aux États-Unis. Plusieurs supporters, officiels et membres de délégations avaient rencontré des difficultés pour obtenir un visa. L’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan avait notamment été empêché d’entrer sur le territoire américain malgré un visa valide. Le dirigeant reconnaît que certaines personnes n’ont pas obtenu l’autorisation nécessaire, mais estime que ces cas ont été utilisés pour masquer le nombre beaucoup plus important de visas accordés. Il cite la participation de l’Iran, alors que les relations entre Téhéran et Washington étaient particulièrement tendues. « L’équipe iranienne est entrée aux États-Unis sans incident ni conflit. Elle a reçu des visas parce que le football parle de paix, pas de politique », affirme-t-il. Gianni Infantino évoque également Haïti et la République démocratique du Congo pour défendre le rôle rassembleur de la compétition. Selon lui, la présence de pays frappés par des crises politiques, sécuritaires ou sanitaires a permis d’offrir de la fierté et de l’espoir à des millions de personnes.

Il défend les décisions controversées de la FIFA

Le président de la FIFA répond aussi aux critiques concernant plusieurs décisions arbitrales et disciplinaires. L’une des principales polémiques avait concerné l’attaquant américain Folarin Balogun, expulsé contre la Bosnie-Herzégovine en seizièmes de finale. Le joueur devait automatiquement manquer le huitième de finale contre la Belgique. Sa suspension avait finalement été levée après un appel de Donald Trump à Gianni Infantino, provoquant de nombreuses accusations de favoritisme et d’ingérence politique. Sans citer directement Balogun, Infantino considère que les cartons discutables et les décisions permettant à certains joueurs d’échapper à une suspension sont courants dans les grands championnats. « Il est curieux que les mêmes pays qui utilisent ces pratiques soient ceux qui critiquent », écrit-il. Le patron de la FIFA vise également les polémiques arbitrales nées pendant le match entre l’Argentine et l’Égypte, tout en refusant de reconnaître un traitement particulier accordé à certaines équipes.

Une attaque directe contre les médias et ses opposants

Tout au long de son message, Gianni Infantino oppose le travail de la FIFA aux critiques formulées par les journalistes, les responsables politiques et les observateurs du football. Il reproche à ses adversaires d’avoir cherché les polémiques plutôt que de regarder les matchs et les supporters.

« Notre monde a besoin d’amour, pas de haine, de tolérance, pas de division, de célébration, pas de deuil », écrit-il. Il invite ensuite ceux qui continuent à critiquer l’instance internationale à prendre du recul. « Prenez un moment pour réfléchir, méditer, prier ou regarder un match de football », conseille le président de la FIFA, en demandant à ses opposants d’observer les visages et les émotions du public.

Gianni Infantino revendique « la Coupe du monde la plus exceptionnelle »

Le dirigeant conclut son message en affirmant que la FIFA a trouvé la paix en organisant ce qu’il présente comme la Coupe du monde la plus réussie de l’histoire. Il assure que le football a une nouvelle fois démontré sa capacité à dépasser les frontières, les conflits et les divisions politiques. Gianni Infantino se dit personnellement fier d’avoir participé à l’organisation de la compétition. « Je suis incroyablement fier, en tant que président de la FIFA, d’avoir contribué, même un peu, à ce spectacle. C’est une sensation formidable », conclut-il, avant d’adresser « beaucoup d’amour à tous ».

Loin d’apaiser les polémiques, le président de la FIFA choisit ainsi une réponse offensive. Il défend sans réserve l’organisation du Mondial 2026 et accuse ses détracteurs d’avoir volontairement ignoré le succès populaire de la compétition pour concentrer leur attention sur les visas, l’arbitrage, les sanctions disciplinaires et ses relations avec Donald Trump.

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