Le chavirement du ferry Virgo Transport 8 au large de Masalembo a fait six morts confirmés et 129 disparus. Cent huit survivants ont été secourus depuis dimanche, tandis que les opérations de recherche mobilisent plus de 600 personnes.
Le ferry roulier Virgo Transport 8 a chaviré dans la nuit de samedi à dimanche en mer de Java, à environ 148 kilomètres de Banjarmasin, capitale de la province du Kalimantan du Sud. Le capitaine avait signalé des vagues atteignant trois mètres et une forte gîte sur tribord avant que le navire ne perde le contact vers 2 heures du matin, heure locale. Un hélicoptère a ensuite confirmé le renversement du bâtiment. L’appel de détresse n’est parvenu aux autorités que deux heures plus tard.
Selon la liste officielle, 243 personnes se trouvaient à bord : 213 passagers et 30 membres d’équipage, auxquels s’ajoutaient 27 travailleurs liés au fonctionnement du navire. Le ferry transportait également 89 véhicules. Parmi les passagers figuraient 59 adultes, un enfant et 126 conducteurs ou accompagnateurs de véhicules.
Au total, 108 survivants ont été secourus et conduits vers un poste médical provisoire au port de Trisakti, à Banjarmasin. Six corps ont été repêchés. Des rescapés ont témoigné de la panique à bord : au moment où le navire a commencé à gîter fortement, les passagers se sont précipités sur le pont supérieur pour s’emparer de gilets de sauvetage.
Lundi, les recherches mobilisaient au moins 622 personnes réparties sur 17 navires et cinq aéronefs, dont des bâtiments de la marine nationale. L’agence nationale de secours Basarnas a déployé des plongeurs et des drones sous-marins pour inspecter la coque retournée. La mer agitée et de forts courants compliquent les opérations.
Construit au Japon en 1987 et long de 119 mètres, le ferry avait été vendu à l’Indonésie l’année précédente. Il avait quitté Surabaya, dans l’est de Java, samedi après-midi à destination de Banjarmasin. Des responsables ont précisé que le navire n’était pas en surcharge, sa capacité maximale étant de moins de 500 personnes, tout en reconnaissant que le nombre réel de passagers à bord diffère souvent des chiffres déclarés en Indonésie. Les causes exactes du chavirement, qu’il s’agisse des conditions météorologiques, d’une défaillance technique ou d’une erreur humaine, restent à établir. À Surabaya et Banjarmasin, des familles se sont rassemblées dans les ports pour attendre des nouvelles de leurs proches.

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