À 69 ans, Mimie Mathy révèle l’ampleur des problèmes de santé qui ont bouleversé son quotidien. La comédienne, qui souffre du syndrome de la queue-de-cheval, ne marche plus depuis six mois et se déplace désormais en fauteuil roulant. Dans Sept à Huit, dimanche sur TF1, elle a raconté à Audrey Crespo-Mara cette nouvelle vie, les quatre opérations qu’elle a subies et le diagnostic des médecins. Malgré cette perte de mobilité annoncée comme définitive, l’interprète de Joséphine, ange gardien entend poursuivre sa carrière et prépare déjà de nouveaux projets.
« Depuis six mois, je ne marche plus du tout »
Mimie Mathy ne cache désormais plus la réalité de son état de santé. Depuis sa maison de Vaison-la-Romaine, dans le Vaucluse, la comédienne apparaît en fauteuil roulant et explique que ses difficultés de mobilité se sont considérablement aggravées. Cette nouvelle réalité avait déjà été évoquée lorsqu’elle avait accepté de se montrer en fauteuil roulant devant les caméras de TF1 : « Ça s’est un peu dégradé depuis un an, mais depuis six mois, je ne marche plus du tout. » Elle souffre du syndrome de la queue-de-cheval, une atteinte des racines nerveuses situées dans la partie basse du canal rachidien. Ces nerfs jouent notamment un rôle essentiel dans la mobilité des membres inférieurs. Mimie Mathy relie cette complication à sa morphologie et aux problèmes de colonne vertébrale auxquels elle est confrontée depuis plusieurs années : « C’est lié à ma configuration un petit peu originale. J’ai ce qui s’appelle le syndrome de la queue-de-cheval. »
Quatre opérations, mais plus de possibilité chirurgicale
Pour tenter de préserver sa mobilité, Mimie Mathy a subi quatre opérations. Les chirurgiens ont cherché à élargir son canal rachidien afin de libérer les nerfs comprimés : « J’ai été opérée quatre fois pour élargir le canal rachidien et dégager tous les nerfs qui permettent la mobilité. Petit à petit, il n’y a plus d’opérations possibles. » Face à cette situation, la comédienne a dû adapter son quotidien et son domicile à l’utilisation permanente d’un fauteuil roulant. Elle savait que ses problèmes de mobilité pouvaient s’aggraver, mais espérait conserver plus longtemps la capacité de marcher : « Ce n’était pas une surprise, mais je pensais que ça viendrait un petit peu plus tard. Je pensais que je serais plus forte que tout le monde. »
« J’ai mis du temps à le digérer, je trouvais ça injuste »
Mimie Mathy reconnaît avoir difficilement accepté cette nouvelle dépendance. Après une vie passée à combattre les préjugés liés à sa petite taille, cette nouvelle épreuve a provoqué chez elle un profond sentiment d’injustice : « Je me suis battue toute ma vie. J’ai lutté contre les préjugés qu’on avait vis-à-vis des personnes de petite taille. » La comédienne raconte également la colère ressentie lorsque sa mobilité s’est définitivement dégradée : « J’ai mis du temps à le digérer. Je trouvais ça injuste. » Elle souligne néanmoins l’importance de son entourage et notamment de son mari, Benoist Gérard. Son handicap nécessite désormais une aide pour certains gestes de la vie quotidienne, notamment pour éviter les chutes.
« Je ne remarcherai plus jamais »
Sur ses chances de retrouver un jour l’usage de ses jambes, Mimie Mathy ne nourrit quasiment plus d’espoir. Elle rapporte un diagnostic médical sans ambiguïté : « Physiquement, sauf un miracle, et je n’y crois pas tellement, même pas du tout, je ne remarcherai pas. » Puis elle précise : « C’est ce qu’ils m’ont dit : je ne remarcherai plus jamais. » Une situation qu’elle tente désormais d’accepter après plusieurs mois particulièrement difficiles.
Dans sa piscine, Mimie Mathy retrouve la sensation de marcher
L’eau lui permet toutefois de retrouver une partie des sensations perdues sur la terre ferme. Mimie Mathy passe plusieurs heures dans sa piscine, où son corps est soulagé de son poids et où elle peut à nouveau effectuer des mouvements de marche. Elle s’impose ainsi quotidiennement plusieurs centaines de pas dans l’eau, généralement entre 400 et 500 : « Ça me redonne un sentiment d’être debout. Je sens mon corps comme il était avant. » Elle conserve également son humour face à cette nouvelle réalité : « Je ne ferai pas le marathon de New York, mais je peux faire le marathon de Vaison, du moment que je suis dans une piscine. »
Un nouveau spectacle entièrement assumé en fauteuil roulant
Mimie Mathy ne veut pas que son fauteuil mette un terme à sa carrière. Au contraire, elle compte intégrer son handicap à ses prochains projets professionnels : « Je vais en faire une force et faire un nouveau spectacle qui parle de ça. » Elle prévoit d’apparaître sur scène directement en fauteuil roulant, sans chercher à le dissimuler. La comédienne souhaite ainsi transformer cette nouvelle étape de sa vie en matière artistique, tout en continuant à parler du handicap et de la différence.
Une nouvelle série déjà en développement
Mimie Mathy travaille parallèlement sur un projet de fiction inédit. Elle devrait y incarner une avocate devenue handicapée après avoir été volontairement victime d’un accident destiné à la faire taire : « On est en train de développer une série où je serai une avocate qui se retrouve en fauteuil parce qu’elle a été accidentée volontairement pour la faire taire. » Son handicap réel serait donc directement intégré au personnage.
Joséphine, ange gardien n’est pas arrêtée
Cette perte de mobilité ne signifie pas non plus la fin immédiate de Joséphine, ange gardien, série dont Mimie Mathy tient le rôle principal depuis près de trente ans.
Aucun nouveau tournage n’est actuellement programmé, mais la comédienne précise que trois épisodes ont déjà été réalisés et restent disponibles pour de futures diffusions : « Je n’ai pas de tournage de Joséphine prévu, pour la simple et bonne raison qu’on en a trois d’avance. » À 69 ans, Mimie Mathy entend donc continuer à jouer, écrire, monter sur scène et développer de nouvelles fictions. Désormais en fauteuil roulant, elle veut aussi utiliser cette nouvelle réalité pour attirer l’attention sur l’accessibilité et les difficultés auxquelles les personnes à mobilité réduite restent confrontées au quotidien.