La Maison Blanche a défendu son intervention dans l’affaire Folarin Balogun. Andrew Giuliani, responsable de l’administration américaine chargé de l’organisation de la Coupe du monde, a estimé que les autorités avaient eu le devoir d’agir après l’expulsion de l’attaquant des États-Unis et l’aménagement de sa suspension par la FIFA.
Balogun avait été expulsé contre la Bosnie
Folarin Balogun avait reçu un carton rouge lors du seizième de finale disputé contre la Bosnie-Herzégovine. Après l’intervention de la VAR, l’arbitre brésilien Raphael Claus avait sanctionné une semelle de l’attaquant américain sur le talon d’un adversaire. Cette expulsion devait automatiquement priver Balogun du match suivant. La FIFA avait toutefois décidé de suspendre l’exécution de sa sanction, ce qui lui avait permis de participer au huitième de finale contre la Belgique. Cet aménagement avait provoqué une importante polémique, notamment en raison de l’intervention de l’administration américaine auprès de la fédération internationale.
« Le VAR a été utilisé de manière irrégulière »
Andrew Giuliani a justifié cette démarche en contestant les circonstances du carton rouge. Selon lui, le geste de Balogun avait été involontaire et l’utilisation de l’assistance vidéo n’avait pas respecté une procédure normale. « D’abord, cet arbitre, Raphael Claus, avait déjà fait l’objet d’une enquête au Brésil concernant des cartons rouges. Ensuite, nous pensons que sur cette action, une semelle involontaire sur un talon d’un adversaire, le VAR a été utilisé de manière irrégulière », a-t-il déclaré.
Le responsable américain a donc estimé que plusieurs éléments avaient justifié une réaction de la Maison Blanche. Il a mis en cause à la fois les conditions de l’intervention vidéo et le passé de l’arbitre brésilien, sans apporter d’élément établissant une faute de celui-ci dans cette rencontre.
La Maison Blanche a invoqué l’argent public américain
Andrew Giuliani a surtout présenté cette intervention comme une obligation envers les contribuables des États-Unis. Le gouvernement américain a engagé des sommes considérables dans l’organisation de la Coupe du monde, organisée conjointement avec le Canada et le Mexique. « C’était notre devoir vis-à-vis des contribuables américains, qui ont investi des milliards de dollars dans cette compétition, et pour assurer une Coupe du monde juste », a-t-il expliqué. Pour la Maison Blanche, cet investissement financier lui donnait donc la responsabilité de défendre ce qu’elle considérait comme l’équité du tournoi, y compris dans une affaire disciplinaire concernant directement la sélection américaine.
« Nous devions agir »
Andrew Giuliani n’a exprimé aucun regret concernant les démarches entreprises. Il a considéré que les circonstances de l’expulsion et les intérêts des États-Unis avaient rendu cette intervention nécessaire.« Nous devions agir, au vu de ces éléments et de notre philosophie, basée sur la justice sur le terrain et en dehors », a-t-il affirmé. La Maison Blanche a ainsi pleinement assumé son implication dans le dossier. Balogun n’a pas été innocenté et son carton rouge n’a pas été annulé, mais l’aménagement décidé par la FIFA lui a permis de jouer dès la rencontre suivante. Cette affaire a donc confirmé qu’une autorité politique du pays organisateur était directement intervenue dans une procédure disciplinaire concernant sa propre équipe nationale. Lunaire…