Invité lundi sur RFI, Sébastien Chenu, vice-président de l’Assemblée nationale et vice-président du Rassemblement national, a défendu l’accord migratoire conclu entre Jordan Bardella et Nigel Farage. Selon lui, l’objectif est d’envoyer un message dissuasif aux migrants qui traversent la France pour tenter de rejoindre le Royaume-Uni : ils seraient ramenés sur les côtes françaises puis expulsés vers leur pays d’origine.
Le député du Nord rejette les critiques selon lesquelles cet accord ferait peser davantage de responsabilités sur la France. « Nos adversaires ont fait entrer 500 000 personnes chaque année dans notre pays », accuse-t-il, estimant que ceux qui dénoncent aujourd’hui le projet RN-Reform UK cherchent surtout à « masquer leur échec » en matière migratoire.
« Vous serez renvoyés dans votre pays d’origine »
Sébastien Chenu présente l’accord Bardella-Farage comme un « engagement de vision » entre deux formations qui espèrent gouverner prochainement en France et au Royaume-Uni. Le mémorandum signé vendredi prévoit notamment que des migrants ayant traversé la Manche puissent être renvoyés vers la France, avant que celle-ci ne procède ensuite à leur éloignement vers leur pays d’origine si les conditions juridiques le permettent.
Le vice-président du RN lie enfin cette stratégie au référendum sur l’immigration promis par Marine Le Pen en cas de victoire en 2027. Le texte devrait notamment aborder le droit du sol, l’accès aux prestations sociales et les conditions permettant aux étrangers de rester sur le territoire. Pour Sébastien Chenu, la logique est simple : rendre la France moins attractive pour l’immigration clandestine et convaincre les candidats au départ que « le chemin de la France vers l’Angleterre » ne leur permettra plus de s’installer au Royaume-Uni.

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