Éric Ciotti espère convaincre le Rassemblement national de modifier sa position sur les retraites avant l’élection présidentielle de 2027. Le président de l’Union des droites pour la République estime que les Français devront travailler plus longtemps et défend l’introduction d’un étage de capitalisation dans le système actuel. Cette question constitue, selon lui, l’un des principaux points de divergence qui subsistent avec ses alliés nationalistes.
L’ancien président des Républicains reste fidèle à la ligne qu’il défendait avant son rapprochement avec le RN en 2024. Il avait notamment soutenu le relèvement de l’âge légal de départ à 64 ans et considère toujours cette évolution comme nécessaire pour assurer l’équilibre financier du système. Éric Ciotti souhaite également compléter la retraite par répartition avec un mécanisme de capitalisation permettant aux actifs d’épargner pour financer une partie de leur future pension.
Une divergence persistante avec Marine Le Pen
Marine Le Pen défendait encore récemment un retour de l’âge légal à 62 ans, avec la possibilité d’un départ à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler suffisamment tôt. Elle s’était seulement montrée favorable à une part facultative de capitalisation. Jordan Bardella avait exprimé des positions plus proches de celles de l’UDR, mais c’est Marine Le Pen qui doit représenter le Rassemblement national lors de la prochaine élection présidentielle.
Éric Ciotti affirme avoir évoqué ce sujet à plusieurs reprises avec les responsables du RN et dit percevoir une réflexion interne susceptible de faire évoluer leur programme. Malgré ce désaccord, il assure qu’il soutiendra Marine Le Pen « loyalement et fortement » en 2027. Deux ans après la conclusion de leur alliance, le dirigeant de l’UDR estime que les deux mouvements conservent davantage de convergences que de divergences et appelle la candidate à construire un projet commun de rassemblement et de rupture.
Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.