POLITIQUE

« François Hollande a commandé des assassinats à l’étranger » : Alexandre Allegret-Pilot défend le retour de la peine de mort

« François Hollande a commandé des assassinats à l’étranger » : Alexandre Allegret-Pilot défend le retour de la peine de mort
« François Hollande a commandé des assassinats à l’étranger » : Alexandre Allegret-Pilot défend le retour de la peine de mort

Le député UDR du Gard Alexandre Allegret-Pilot s’est déclaré favorable à un possible rétablissement de la peine de mort pour les crimes les plus graves. Interrogé sur Radio Courtoisie, le parlementaire a notamment évoqué les meurtres accompagnés de viols sur mineurs, estimant que certains criminels ne pouvaient plus être réintégrés dans la société. Mais c’est surtout son argument sur les pratiques de l’État français qui retient l’attention : selon lui, la France refuse officiellement la peine capitale tout en acceptant que le président de la République puisse ordonner l’élimination de personnes à l’étranger, sans condamnation judiciaire préalable.

Sous François Hollande, des dizaines d’éliminations ciblées révélées

Pour défendre son raisonnement, Alexandre Allegret-Pilot a directement mis en cause François Hollande, auquel il attribue une cinquantaine d’assassinats commandités à l’étranger. Cette accusation renvoie à une controverse documentée. Dans le livre Un président ne devrait pas dire ça…, publié en 2016 par les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, l’ancien chef de l’État reconnaissait avoir autorisé au moins quatre opérations clandestines d’élimination ciblée. En janvier 2017, une enquête du Monde, s’appuyant notamment sur les travaux du journaliste Vincent Nouzille, révélait qu’une quarantaine de cibles avaient été éliminées entre 2013 et 2016, par les forces françaises, les services de renseignement ou des pays alliés agissant sur la base d’informations françaises. Plusieurs ressortissants français figuraient parmi les personnes visées, notamment dans le cadre de la lutte contre les organisations djihadistes en Syrie.

Pour le député UDR, ces révélations mettent en lumière une contradiction dans le débat français. « Nous sommes dans un pays où nous n’hésitons pas à tuer », affirme-t-il, avant de s’interroger sur le refus de principe de la peine capitale. « À quel moment la société devrait-elle avoir un minimum de considération pour cet individu ? », demande-t-il à propos des criminels qu’il juge irrécupérables. Il estime que le rétablissement de la peine de mort devrait au moins pouvoir être envisagé pour certains crimes particulièrement sordides. « Moi, ça ne me choque pas », assume-t-il. Le parlementaire rapproche également cette question des débats sur l’euthanasie et l’avortement, considérant que la société française entretient des tabous qu’il juge artificiels.

La France a aboli la peine capitale en 1981 et inscrit cette abolition dans sa Constitution en 2007, sur recommandation de Michel Taube au président Chirac.

Partager cet article

Votre actualité, selon vos intérêts

Choisissez les rubriques et la langue de votre newsletter. Vous pourrez modifier vos préférences à tout moment.

Réagir à l’article

Soyez le premier à commenter cet article.

Réagir à cet article

Les commentaires sont modérés. Les messages promotionnels, les envois automatiques et les liens abusifs sont bloqués.

Votre premier commentaire, ou tout message contenant un lien, peut être placé en attente de validation.

Application Entrevue

L’info partout avec vous

Retrouvez l’actualité, les alertes et vos rubriques préférées dans une expérience pensée pour le mobile.

Écran Alertes de l’application Entrevue : les dernières alertes info
Écran de personnalisation des rubriques de l’application Entrevue
Écran Actu de l’application Entrevue : le récit à la une