Jean-Pierre Farandou a dévoilé mercredi plusieurs paramètres du futur budget de la Sécurité sociale. Le ministre du Travail confirme que les pensions les plus modestes seraient protégées de la sous-indexation, avec un seuil fixé à 1 260 euros mensuels. Au-dessus, la revalorisation des retraites de base serait freinée.
L’objectif du gouvernement est de réduire fortement le déficit de la Sécurité sociale en 2027. Sur les retraites, l’exécutif entend réaliser plusieurs milliards d’euros d’économies en ralentissant leur progression. Les personnes percevant moins de 1 260 euros de pension globale par mois conserveraient une revalorisation de leur retraite de base au niveau de l’inflation. Au-dessus de ce montant, une sous-indexation progressive est envisagée.
L’abattement fiscal de 10 % également réduit
Jean-Pierre Farandou confirme également une autre mesure : le plafond de l’abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités imposables passerait de 4 439 à 3 000 euros. Le gouvernement estime que cette modification pourrait générer environ 1,4 milliard d’euros d’économies supplémentaires.
Le ministre insiste toutefois sur le fait que ces paramètres ne constituent pas le résultat définitif de la discussion : le projet doit être présenté jeudi avant son examen par les parlementaires. Jean-Pierre Farandou évoque par ailleurs, pour une réforme ultérieure des retraites, la possibilité d’un âge d’équilibre situé au minimum autour de 65 ans, distinct de l’âge légal. Cette dernière hypothèse ne constitue pas une disposition du budget présenté jeudi.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.