Le tribunal administratif de Strasbourg a annulé mardi 6 octobre les opérations électorales de Wittelsheim, dans le Haut-Rhin, où Raphaële Schober avait remporté les municipales en mars. Sa liste avait devancé celle arrivée deuxième de seulement dix-sept voix. Cette victoire avait fait de Wittelsheim la seule commune alsacienne conquise par le Rassemblement national lors du scrutin.
Les juges ont retenu deux irrégularités ayant, selon leur décision, compromis la sincérité du vote. Ils ont notamment pris en compte le faible écart séparant les deux premières listes pour justifier l’annulation. Les informations communiquées ne précisent pas la nature de ces irrégularités. Elles ne permettent donc pas d’en décrire les circonstances ni d’attribuer une responsabilité individuelle.
Un revers pour l’unique victoire municipale du RN en Alsace
La marge de dix-sept voix occupe une place centrale dans le raisonnement du tribunal. La décision souligne que les manquements constatés doivent être appréciés au regard d’un résultat particulièrement serré. Elle remet ainsi en cause la validité des opérations électorales qui avaient permis à Raphaële Schober d’accéder à la mairie, sans que les éléments disponibles autorisent à qualifier ces irrégularités de fraude.
Sur le plan politique, cette annulation fragilise une implantation symbolique pour le RN : Wittelsheim représentait son unique conquête municipale en Alsace en mars. Le jugement constitue donc un revers local dont la portée dépasse la commune pour le parti. Les informations transmises ne font toutefois état ni d’une réaction de Raphaële Schober ni d’un éventuel recours contre cette décision.

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