L’affaire des messages antisémites attribués à Jordan Bardella connaît un nouveau prolongement politique. Dans une enquête publiée ce lundi 12 octobre, Mediapart s’intéresse aux relations passées de plusieurs personnalités du Rassemblement national avec la mouvance d’Alain Soral. Le média met notamment en cause Romain Lopez, maire RN de Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, où Marine Le Pen s’est récemment déplacée. Une nouvelle publication qui intervient alors que le président du RN conteste toujours fermement les accusations formulées contre lui.
Depuis plusieurs semaines, Jordan Bardella est au centre d’une polémique après la publication par Mediapart de messages antisémites et complotistes datant de 2013 que le journal lui attribue. Le président du Rassemblement national nie catégoriquement en être l’auteur et affirme avoir engagé des démarches judiciaires. Marine Le Pen lui a publiquement renouvelé sa confiance, dénonçant une tentative de déstabilisation politique.
Romain Lopez et la mouvance d’Alain Soral au centre de nouvelles interrogations
Dans sa nouvelle enquête, Mediapart affirme que Romain Lopez aurait, par le passé, adhéré à certaines thèses défendues par Alain Soral, fondateur de l’association Égalité et Réconciliation. Cette organisation, régulièrement mise en cause pour ses discours antisémites et complotistes, fait actuellement l’objet d’une procédure de dissolution engagée par le ministère de l’Intérieur.
Ces éléments concernent les positions passées attribuées au maire de Moissac. Ils ne permettent pas, à eux seuls, d’établir l’existence de liens organisationnels actuels entre le Rassemblement national et Égalité et Réconciliation. Les éléments disponibles ne précisent pas non plus suffisamment la nature exacte des propos ou des engagements reprochés à Romain Lopez pour en tirer des conclusions supplémentaires.
Le déplacement de Marine Le Pen à Moissac intervient dans un contexte où le RN cherche à poursuivre sa campagne présidentielle tout en répondant aux enquêtes visant certains de ses responsables. Le parti défend depuis plusieurs années une stratégie de normalisation politique et conteste les accusations selon lesquelles des références idéologiques extrémistes continueraient de peser sur son fonctionnement.

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